dimanche 4 novembre 2018

I'm in love with my car

Bohémian Rhapsody, Bryan Singer, 2018


Je sors à l'instant de mon cinéma pourrave addicte des films en VF. Exténué, ma copine et moi dévalons la série d'escalier et nous réjouissons enfin de pouvoir respirer l'air libre du Rallye du Condroz qui sévit dans ma ville. Nous avons passé un moment mémorable. Le Biopic sur le dentier et tout ce qui passe entre cette mâchoire est absolument mémorable. Mémorablement chiant!

Ecoutez moi. Je ne suis pas un fan de Queen. Certes je connais les classiques et admire la détermination du ptit Freddy, qui s'il ne déchire pas mes entrailles à coup de doigts de couteaux arrivent quand même à me faire frémir par son texte. C'est donc en mec n'y connaissant rien que je m'attend à ce que Bryan Singer me raconte un histoire. C'est à dire, un début, un commencement, un élément déclencheur, des actions, un élément qui rétablit tout et enfin une putain de fin! Et bah non, fuck it, remets ton dentier en place et accroche toi à ta perruque parce que tu l'aura pas! Et non, tu te retrouve avec une tantouze cliché à la perruque pourrave qui passe son temps à sucer sa prothèse dentaire en criant à qui veut l'entendre qu'il est une star et qu'il mérite qu'on l'écoute. Il chante bien le bougre. Bryan Singer, dont le palmarès cinématographique compte toute la saga X-men, ne peut s’empêcher d'expliquer que talent de Freddy lui vient de sa déformation dentaire... Super pouvoir! Mais d'où vient son inspiration? D’où vient ses connaissances. D’où vient le fait qu'il passe de la chatte au cul au détour d'une toilette pourrie d'un arrêt d'autoroute? D'où vient le fait que putain, ce soit un horrible trou du cul imbu de sa personne avant même que la reconnaissance ne soit à sa porte?



Alors... l'acteur? Rami Malek est certes un bon acteur. Mais donnez moi la même perruque, le dentier, je passe une journée dans le noir à regarder Fifi Brindacier, et moi aussi je pourrais vous faire une imitation aussi passable en ayant les mêmes yeux globuleux... C'est cliché. Certes Freddy était homosexuel, mais c'est pas pour autant qu'il fallait en faire un remix de la Cage aux folles! C'est agaçant comme les clichés viennent secouer ce film, du début à la fin. Le reste du casting? Ouai, des têtes connues et d'autres sympa à y retrouver. Mike Myers peut crédible en manager aussi cliché que Jonah Jameson. Tom Hollander possède un personnage intéressant mais peu pousser. Et les autres musiciens du groupes sont tous très intéressant, voir plus que le personnage du film en question. Quand on voit le traitement dégueulasse accordé à la description faites de Freddy, on as vraiment du mal à croire que les musiciens ont voulu faire un hommage à Mercury en participant à la réalisation du film. 

Ce film ne raconte rien. Ce film me fait mal. Ce film me donne envie d'en apprendre sur Freddy Mercury plutôt que de laisser cette bouse monumentale dominer mes connaissances  sur l'homme. 

C'est la première fois en regardant un biopic que je me réjouissais à chaque bond dans le temps parce que l'on se rapprochait de la mort du personnage principal et donc de la fin du film. Et sérieusement les mecs, faire une scène aussi longue pour voir des acteurs faire du play-back et reproduire un live, cela ne m'intéresse vraiment pas. 


J'ai préféré Star Wars 8. 

A bientôt,


Votre ami,

Watch and Go

dimanche 10 juin 2018

Patrick Melrose

Patrick Melrose, de David Nicholls, 2018 (d'après les romans d'Edward St. Aubyn)




Patrick Melrose est l'une de ces mini-séries rafraîchissantes. Vous savez? Ce sentiment génial, la réjouissance chaque semaine. "Demain il y a le nouvel épisode de ceci!". Ce chatouillement plaisant dans le bidou à l'idée de se coucher dans le creu du lit/fauteuil, et de regarder son écran avec délectation. Patrick Melrose m'a ramené à cela. Et foutre dieu, cela faisait longtemps que je n'avais plus vécu quelque chose d'aussi satisfaisant dans le monde des séries. Pas qu'il n'y a rien d'intéressant, mais rien de suffisamment bon pour me pousser à me réjouir et à, en plus de cela, me pousser à déterrer ce vieux blog pour y écrire un article. L'activité y était aussi dense que dans les plantes assoiffées de mon studio. 



Putain de bon sang de merde! Patrick Melrose! Cinq épisodes d'une heure. Un casting fichtrement bien dosé. Un scénario intéressant et touchant. Des personnages qui ne se marche pas dessus, développé comme il le faut sans avoir besoin d'une introduction de vingt minutes sur chacun. Un univers fonctionnel amené en un quart de seconde. C'est parfait. Et surtout, Patrick... un sarcastique addicte à la drogue, à l'alcool, mais aussi à la souffrance mentale. L'anti-héros touchant qu'il nous fallait en fin d'année pour expulser toute notre colère. Pour oublier les conflits entre collègues, les soucis de famille, les petites disputes de couple, et ce putain de compte en banque qui fuit comme un adolescent devant un magazine Laredoute, section lingerie. 


Bénédicte Cumberbatch maîtrise son rôle à la perfection. Que dire de plus? Hugo Weaving quant à lui m'a sidéré dans son rôle. Il a bousillé tout mes à priori à son sujet. Il faut dire qu'à mes yeux il ne reste qu'un Agent Smith ou un elfe aux choix de perruque douteux. Et là, il vient secouer mes à priori et y donne un bon coup de savonnette pour me rappeler que mêmes les plus inattendus peuvent faire preuve de talents. 



Une série qui te donne envie de lire l'oeuvre originale. Putain ce que j'ai kiffé cette série, du début à la fin. Malgré le coté dramatique de l'intrigue. Malgré la dépression des personnages. Patrick Melrose m'a redonné espoir dans le monde des séries et reste à mes yeux, quelques choses qu'il faut voir.


Au plaisir mes amis, 
Au plaisir.