Patrick Melrose, de David Nicholls, 2018 (d'après les romans d'Edward St. Aubyn)
Patrick Melrose est l'une de ces mini-séries rafraîchissantes. Vous savez? Ce sentiment génial, la réjouissance chaque semaine. "Demain il y a le nouvel épisode de ceci!". Ce chatouillement plaisant dans le bidou à l'idée de se coucher dans le creu du lit/fauteuil, et de regarder son écran avec délectation. Patrick Melrose m'a ramené à cela. Et foutre dieu, cela faisait longtemps que je n'avais plus vécu quelque chose d'aussi satisfaisant dans le monde des séries. Pas qu'il n'y a rien d'intéressant, mais rien de suffisamment bon pour me pousser à me réjouir et à, en plus de cela, me pousser à déterrer ce vieux blog pour y écrire un article. L'activité y était aussi dense que dans les plantes assoiffées de mon studio.
Putain de bon sang de merde! Patrick Melrose! Cinq épisodes d'une heure. Un casting fichtrement bien dosé. Un scénario intéressant et touchant. Des personnages qui ne se marche pas dessus, développé comme il le faut sans avoir besoin d'une introduction de vingt minutes sur chacun. Un univers fonctionnel amené en un quart de seconde. C'est parfait. Et surtout, Patrick... un sarcastique addicte à la drogue, à l'alcool, mais aussi à la souffrance mentale. L'anti-héros touchant qu'il nous fallait en fin d'année pour expulser toute notre colère. Pour oublier les conflits entre collègues, les soucis de famille, les petites disputes de couple, et ce putain de compte en banque qui fuit comme un adolescent devant un magazine Laredoute, section lingerie.
Bénédicte Cumberbatch maîtrise son rôle à la perfection. Que dire de plus? Hugo Weaving quant à lui m'a sidéré dans son rôle. Il a bousillé tout mes à priori à son sujet. Il faut dire qu'à mes yeux il ne reste qu'un Agent Smith ou un elfe aux choix de perruque douteux. Et là, il vient secouer mes à priori et y donne un bon coup de savonnette pour me rappeler que mêmes les plus inattendus peuvent faire preuve de talents.
Une série qui te donne envie de lire l'oeuvre originale. Putain ce que j'ai kiffé cette série, du début à la fin. Malgré le coté dramatique de l'intrigue. Malgré la dépression des personnages. Patrick Melrose m'a redonné espoir dans le monde des séries et reste à mes yeux, quelques choses qu'il faut voir.
Au plaisir mes amis,
Au plaisir.


