jeudi 14 mai 2015

Enfile ta cape et ton collant, on va sauver le monde! (Part I)

Le phénomène Super Héros a fait surface il y a plus de quinze ans avec le retour de Batman, Superman, avec l'arrivée de tout ces héros Marvel et DC qui viennent mener leur guéguerre du box office. Même si cela commence à faire long, que l'on sent que cela dépasse la volonté de remastériser des anciennes licences peu connue, le tout pour favoriser le plan du Super vilain Bénéficio, on ne peut nier que l'on aime ça. Enfin, nous, toi, le commun des mortels qui aime se poser de temps en temps devant un film au scénario aussi développé que le meilleur des Michael Bay. (Priooou, Kaboum, t'es le méchant, je suis le gentil, explosion, giga explosion, oh Vin Diesel en voiture!, explosion², explosion³, explosion³³, baisé tendre entre le beau gosse et la blondasse au gros par-choc, fin). 

Outre le fait que j'ai pu découvrir le dernier Avengers il y a peu de temps (je vous en épargnerais l'article car il serait long et ennuyant, à l'image du film en gros), je voulais m'attarder sur quelques séries qui ont attiré mon attention dans l'univers du super héros. Elles ne sont pas parfaites certes, mais de temps en temps une dose de super pouvoir de 40 minutes par semaine, est plus agréable que les fantasmes immature d'un film de 2h qualifié de Blockbuster!


Arrow, de Marc Guggenheim, sorti en 2012 (3 saisons)



Ahhh, Arrow. Ma première plongée véritable dans les séries de super héros. Et en plus, nous sommes en plein univers DC. Ce n'est qu'un avis personnel, mais j'ai toujours trouvé l'univers DC bien plus réalistes et bien plus sombre. Pas de super pouvoir, juste des hommes aux aptitudes hors du commun. Ça m'a toujours plus attiré.

Que raconte Arrow? Oliver Queen est un jeune riche prétendu mort et retrouvé sur une ile déserte après plusieurs années de disparition. Il revient à Starling City avec l'intention de combattre les vilains avec qui ils partagent un sombre secret. Pour cela, il s'arme d'une capuche et de son arc à flèche. Oui mais... ici pas question de mettre chaos les vilains. Non, The Arrow tue ses ennemis. Oui madame! Il les tue. Dès lors la vision de ce qu'est un super héros dépassent le simple fait de porter un masque et de sauter de toit en toit pour sauver la veuve et l'orphelin. On en vient à se questionner sur les motivations d'Oliver Queen et sur des questions morales. Mais ça n'est pas tellement la série qui nous poussent à cela, c'est une réflexion personnelle que je me fais. Car soyons clair, les premiers épisodes sont parfois un peu amusant (dans le sens mauvais) parce que l'on sent la volonté de vouloir capter l'attention du public féminin par les longues séances de musculation de Stephen Amell (Oliver Queen/The Arrow) torse nu et en pleine traction. Il faut d'ailleurs avouer que tout les héros de cette série sont des mannequins top model à en faire mouiller les pisseuses! Mais une fois ce stade dépassé, on tombe dans un univers riche et qui se tient.

Certes, il y a des chemins faciles qui sont emprunté, des balles qui fusent dans le héros qui semble fait de kevlar. Mais on s'en fiche, car on prend plaisir à cette série au coté sombre, à voir le développement du personnage principal et de toutes les intrigues qui se créent entre les personnages secondaires.

Donc oui, Arrow est une bonne série, pas de prises de tête, certes un peu facile par moment, mais qui a le mérite de nous pousser à en demander plus.



The Flash, de Greg Berlanti, sortie en Octobre 2014, (1 Saison)



The Flash est une série Spin-off de Arrow. Un spin-off est un film/série qui met en scène des personnages de ces derniers. Dans The Flash on suit Barry Hallen, jeune médecin légistes de Central City. Ce dernier a perdu sa mère lors d'un étrange phénomène inexpliqué qui a entraîné l'incarcération de son père, accusé du meurtre de son épouse. Un soir, il est touché par la foudre et se réveille avec une puissance surhumaine qui lui permet de courir à la vitesse de l'éclair et de réaliser bien d'autres prouesses.



Dérivé de Arrow, on peut sentir au début de la série une volonté de mettre en place les mêmes canevas que dans Arrow. Une équipe qui encadre le héros, des méchants par épisodes, des retours vers le passé, etc... Mais peu à peu, la série prend son envol propre. Là ou Arrow abordait des vilains abusant de drogues et de flingues plus gros que mon poing (ah ah vous avez eut peur hein ;), The Flash amène des véritables super vilains aux pouvoirs destructeurs. Et c'est un plaisir de voir que les effets spéciaux des séries de l'époque ont fait un bon mesurable, car c'est tout à fait crédible. De plus, à la différence du coté sombre de Arrow, The Flash amène un peu d'humour avec les noms bizarres donnés aux super vilains qu'affrontent Flash, ou les piques de ce dernier. 



Ce qui me plait énormément, c'est que Flash et Arrow sont étroitement lié, parfois les deux héros se retrouvent ensemble dans leur séries respectives. Et contrairement à d'autres, leurs allées et venues dans les différentes séries sont justifiés par des raisons de scénarios et amènent des changements dans l'une et l'autre série, ce qui permet la création d'un univers cohérent. Et puis, c'est amusant, ca casse la routine, sans oublier que oui, cela pousse le public d'Arrow a aller voir The Flash pour saisir de manière plus appuyer la subtilité des histoires en commun des deux séries.

Je vous conseille donc de profiter de ces deux séries. Elles ne plairont pas à tous, et elles ne sont certainement pas les meilleurs séries du marché, mais c'est un moment simple et agréable lorsqu'on les regarde. Et puis cela vous occupera avant la suite de cet article qui sera consacré à Heroes et Misfits.


Amis cinéphile, 
Bonne fin de journée,
James

lundi 11 mai 2015

Sorcellerie et compagnie

The Eastwick Witches, de George Miller, 1987 (VF: Les sorcières d'Eastwick)





Qu'il est loin le temps de mon dernier article! Je vous avais prévenu mes amis que je serais absent, mais me revoilà. Et cette fois-ci, je ne vous parlerais pas d'une des sorties du moment mais d'un film beaucoup moins récent... Ahhh les années 87... De très tristes années, des heures sombres, mais un renouveau se faisait sentir. Les raisons de cette dépression et de cet espoir naissant? Tout simplement parce qu'en 1987 je n'étais pas encore né et qu'en 88 j'arrivais avec mes gros sabots pour saccager l'humanité! Les plus fous d'entre vous me prendront au sérieux, les autres... ^^

Mais soyons sérieux. The Eastwick Witches est un film que j'ai vu il y a bien des années, encore un gamin à l'époque. C'est tout d'abord une oeuvre fantastique. Trois femmes déçue de leur propre vies passent une soirée à façonner en parole l'homme parfait qui viendrait changer leurs vies. Le plus étrange, c'est que leur appel est entendu et qu'un mystérieux inconnu vient s'installer au château d'Eastwick. 

Pendant la totalité du film, et malgré l'évident caractère fantastique des événements, je n'ai pas arreté de me demander "Est-ce que les faits fantastiques sont réel, ou est-ce une hallucination collective des personnages?". Bien entendu cette phrase était formulé dans ma tête de la manière suivante "What the fuck...?".

Une ode au fantastique moi je dis. Une ambiance envoûtante mais déroutante. Une musique mystérieuse. Des scènes parfois effrayantes, allant plonger dans le psychologique des personnages. De l'érotisme. Entendons nous bien, ce film n'est pas érotique et les rares scènes d'amour sont assez gentille, vraiment gentilles, dans le sens où aucun torse nu n'est dévoilé durant les séquences. Mais je trouve dans ce film un érotisme suggéré. Et après tout, le fantastique possède quelques aspects érotique. 



Et puis il y a ces acteurs. Jack Nicholson est un grand acteur. Rien que son visage est en lui même une ode au Fantastique. ^^ Mais c'est son implication dans son personnage, car même si l'on pourrait lui reprocher le fait qu'il joue la folie de la même manière, il y a toujours une touche d'originalité dans tout les personnages qu'il incarne, malgré leur degré de "folie". Que ce soit dans Shining, dans Batman, ou dans ce film de sorcière, il reste nouveau. Et puis il y a ces trois femmes (Michelle Pfeiffer, Susan Sarandon et Cher) qui joue magnifiquement bien leur role, qui sont quelques peu cliché avec un regard de notre époque.

Pour moi ce film est la preuve que Tim Burton n'est pas le seul à savoir créer une ambiance fantastique de grande qualité tout en instiguant une touche un peu malsaine à son aura.

Regardez-le, faites lui honneur!

A bientôt,
Jay