[REC], de Jaume Balaguero et Placo Plaza, 2007
J'aime un film lorsqu'il me fait m'évader de la réalité, tout en restant logique. Logique dans son propre univers. Logique dans le nôtre. Je ne suis pas choqué par un film qui prône des moines tenant des armes de lumières (SW) tout simplement parce que l'univers de ce film est suffisamment bien ficelé pour que les personnages y croient et nous le fasse croire. Tout cela est normal. Logique. Et rien d'irrationnel. C'est la réalité. Ainsi, je partais avec la volonté d'évader une réalité pour finalement adhérer à une autre l'espace de quelques heures. Assez pour revenir dans ma réalité avec une volonté de la partager à mon entourage. Étrange non? Fascinant plutôt! C'est ainsi que fonctionne la lecture pour moi, le jeu de rôle, ou encore le très controversé Jeu Video.
Après une telle introduction, on pourrait s'attendre à ce que je vous parle d'un nouvel univers que j'ai visité et dont je veux absolument vous parler! Et bien non, il y a quelques jours j'ai fuis un univers. Non pas car il était médiocre ou inintéressant, mais parce que la vision d'horreur auquel j'avais assisté ne me donnait pas envie de rester une minute de plus. Et par chance, ce moment fut court. Moins d'1h30. Ce film n'était pas un navet, mais un film d'horreur. Précisément un film de Zombie. Yep. Rien de plus que cela. Le mot clé secondaire pourrait être "Film à la caméra qui te donne un maux de bide dû au mouvement continu du caméraman qui semble justifier le style de la caméra en la bougeant plus que nécessaire, et qu'au final on est pas dupe". Suis-je le seul à trouver que tout ces films filmés "soit disant" avec une caméra des plus banal est toujours tourné par le plus maladroit des caméraman? Punaise, mes parents peuvent attester, j'étais un piètre caméraman à 8 ans (le plaisir de faire tourner une caméra et montrer le résultat deux mois plus tard à une fête de famille), mais ces types sont des champions!
C'est mon quotidien désormais, partagé entre les films d'amour et les horreurs, lorsque nous regardons un film avec madame. Dis comme cela, on pourrait penser que c'est un calvaire. Mais que ce soit clair, j'aime ces films découvert avec elle. Parce qu'elle me fait découvrir des tas de films que je n'aurais jamais pensé regarder par moi-même. Et parmis tant d'autres vu à ses cotés, ce dernier était une pépite. Regardé, c'est un grand mot. Moi qui suis un couillon de première, j'entrapercoit ces films entre mes doigts moites qui mettent une barrière entre mes yeux et l'écran. Car je me pisse dessus. Et que vous trouviez ce film pas effrayant du tout ou non, je m'en contrefiche. Question de point de vue. (Obi-Wan avait raison, et c'est l'une des plus grandes réalités que j'ai appris dans un film, tout est question de point de vue).
Alors Rec, c'est quoi? Déja c'est un nom qui provoque chez moi des calembours stupide à répétition. L'envie de parler de Rex Chien Flic. Mais je vous épargnerais cela. Rec, c'est surtout un film espagnol. Et pour c'est un point fort. Exit les trop habituel film de zombi chez les amerlock. Désormais on est en europe. On est chez nous. Et c'est cela qui m'a terrifié. Ce sentiment de proximité, déja encouragé par sa réalisation à la caméra, qui rend tout ce petit monde un peu (trop) réel. C'est mal filmé, pas d'acteurs connu, juste des visages banal. La journaliste qui tourne ce reportage est loin du stéréotypes de la bombasse au gros nibard. Au contraire, elle est banal, plus ou moins jolie, et un peu pimbèche, mais énormément crédible. Elle tourne son reportage minable dans un appartement où d'horrible cri émanent. Et ce reportage minable est si réel. Combien de fois n'êtes pas vous tomber sur ces conneries de reportages passé sur une sous chaine un dimanche à 16h?
Beaucoup de film à la caméra tente de paraitre crédible mais finissent toujours par nous perdre. Ici les moyens sont faible et cela se sent. Il y a ce goût de film amateur, et la cassure s'opère facilement. Pas de tentatives d'éloigné le public de sa réalité mais plutôt de le rapprocher, de se l'approprier, de lui faire croire que toutes ces saloperies de mutants bouffeuses de charognes sont réelle. Et que ca n'est pas un film que vous regardez, mais un reportage qui a mal tourné.
Regardez le. Découvrez ce que je n'ai pas abordé. Et vous aussi, ayez ce sentiment triste pour le caméraman aux aptitudes bouseuse dont on ne voit jamais le visage.
A bientôt,
Votre ami,
Jem

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