mardi 25 novembre 2014

Amitié fille/garçon. Le débat qui fait fureur...

What If, réalisé par Michael Dowse, 2014
(Titre francophone : Et (Beaucoup) plus si affinité)



Wallace est un jeune étudiant de médecine, célibataire depuis qu'il a quitté sa copine infidèle. Chantry est illustratrice, en couple avec Ben le parfait beau-gosse aux airs américains. Lors d'une soirée, il se rencontre et décident de devenir amis.

Je vais pas vous le cacher, le pitch est simple, je n'ai même pas essayé de l'embellir. Mais à quoi bon? Le scénario tient dans ces trois minuscules lignes. Bien sur, il y a de l'amour dans cette histoire. Mais là où tout le monde verrait une banale comédie romantique avec un happy ending en puissance, j'y vois plus une histoire sur l'amitié. L'affiche est ponctué d'un "La meilleur comédie romantique depuis 500 days of summer", et je suis d'accord sur le fond. Comme ce dernier, What If n'est pas un film qui parle directement d'amour. En fait, on s'en fiche. Pas que les liens qui se tissent entre Wallace et Chantry soient dénués d'intérêt, au contraire ils sont le ciment du scénario. Non, ce qui importe c'est la construction d'une relation. 

A l'époque de la friendzone et de toutes ces conneries, on se doit de se pencher sur la question de "est-ce que oui ou non, un homme et une femme peuvent être amis et rien de plus?". Le film ne donne pas la réponse, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Non, Michael Dowse nous donne plus de question... 

Mais je ne suis pas ici pour ouvrir un débat mais pour parler cinéma.

Daniel Radliffe prouve une fois de plus qu'il n'est pas uniquement un petit sorcier à la cicatrice mais surtout un acteur plein de talent qui sait diversifier son jeu. Il est touchant, drôle, intense et surtout sensuellement british. Sans parler du fait, qu'il est minuscule le bougre et que cela renforce l'attendrissement. Un peu le même que l'on a pour un pote à qui il n'arrive que des merdes mais qu'on ne peut s’empêcher d'en avoir mal pour lui. Zoe Kazan de son coté extermine toutes les bimbos du moment de par sa grâce et son coté naturel, un jeu plein de franchise et de simplicité. Le reste du casting est tout aussi agréable, et j'ai particulièrement apprécié d'y voir des visages moins connu, ce qui rajoute de l'authenticité à tout ce petit film.

Le film pue. Dans le sens, où il dégage! Mais que dégage-t-il? Il sent l'anglais, le british. Ce qui est étonnant vu la réalisation qui est canadienne mais néanmoins irlandaise. Des couleurs vives, d'automne. De chaleur se dégage de partout. C'est agréable et réconfortant. C'est le genre de film à regarder un dimanche tant il inspire l'espoir. Mais il n'est pas niai. Le réalisateur arrive à éviter les clichés et à rester dans une simplicité puissante et envoûtantes.

Donc pour moi, ce film est une réussite. Peut être pas le plus beau film de l'année, mais l'un de ces moments passés ou tu te dis qu'il est bon d'être en vie...


Et en plus, je vous met la bande annonce...

Gotham Project

Gotham, créé par Bruno Heller, diffusé par la FOX





Gotham n'est pas un film mais une série de 23 épisodes dont le premier est sorti le 24 septembre 2014 sur le réseau de la FOX.

Parler d'une série comme Gotham est intéressant. Non pas seulement parce qu'elle est issue de l'univers du comics Batman, mais parce qu'elle touche d'assez prêt un phénomène cinématographique actuel c'est à dire celui de l'adaptation. Les adaptations au cinéma de romans ou de comics sont devenues choses courantes. Le Seigneur des anneaux, le Hobbit, Iron Man, Spider-Man, Superman, Batman, tous ont droit à leur films. Et les débats qui s'en suivent sont tout aussi important.

Combien de fois ne me suis-je pas disputé avec des amis pour défendre le fait que le Hobbit est un mauvais film. Combien de fois n'ai-je pas eut des discussions sur le fait que les films Marvel n'étaient pas aussi intéressant au niveau scénario qu'un DC, même s'ils se défendaient assez bien sur le plan grand spectacle...

Mais voilà, hier soir, dévorant la moindre parcelle du plafond de ma chambre, patientant l'arrivée du marchand de sable, j'ai une eut épiphanie.


Une épiphanie, Mr. Mouche.

Tout ces débats n'ont aucun sens. Pourquoi? Parce que nous oublions tout simplement que le mot adaptation est également associé au terme interprétation. Adapter un roman ou un comics au cinéma, c'est adapter un scénario en le transformant en un format qui colle au besoin du cinéma. Et comme la société, le cinéma est en proie à une évolution constante. On ne peut comparer un films à son oeuvre originale car elles n'ont pas le même but. Un roman ne touchera pas son lecteur comme un film atteindra celui qui le visionnera. Tout comme on ne peut comparer deux adaptations différentes car les tendances cinématographiques évolue. Tenter de comparer le Batman de Tim Burton à celui de Nolan est un débat stérile, bien qu'intéressant. Ce que l'on peut comparer c'est leur interprétation personnelle de ce qu'est l'univers Batman. Et encore sur ce sujet j'ai quelques retenues. 

Pour ceux qui veulent approfondir cette question, dites vous que contrairement à la Trilogie de Christopher Nolan qui est réalisé du début à la fin par un même réalisateur, l'univers Batman ne cesse au cours de son histoire de changer de scénariste et de dessinateur. Et ainsi, on multiplie les interprétations de chacune de ces personnes sur ce qu'est Batman. C'est comme demander à plusieurs personnes de dessiner un chien, nous n'aurons jamais le même chien. Pourtant, y-a-t-il un chien meilleur que l'autre?


Enfin bref... Passons.

Gotham! Une série qui ne m'a pas plu dès le premier épisode. Voyez plutôt. 

Nous sommes à Gotham. Bruce Wayne est encore un jeune garçon d'une dizaine d'année qui vient de perdre ses parents, assassiné par on ne sait qui dans une ruelle sombre. L'enquête est menée par Jim Gordon, jeune flic arrivant dans la ville où le crime et la corruption règne en maître, autant sur la sphère politique que sur l'administration. Dans cette ville, les flics sont des ripoux et les criminels pour des enfants de cœur à coté d'eux...

Une série dans l'univers de Batman sans Batman, c'est un paris osé mais qui passé le premier épisode, qui en envoi trop au visage, se laisse dévorer avec grand plaisir. Pourquoi ce premier épisode m'a-t-il déplu? Tout simplement parce que l'on sent l'envie des réalisateurs de rappeler dans quel univers nous nous trouvons. J'ai compté pas moins de cinq personnages connus dans cet épisode, les "badguy" qui mèneront la vie dure à la chauve souris dans ses futures années. Un Edward Nigma à la police qui me fait me poser beaucoup de question sur les capacités des instructeurs de police à déceler un psychopathe lors de son entré dans l'ordre, une Sélina Kyle qui a déjà des airs en puissance de Catwoman, et j'en passe. Mais encore une fois, mon jugement est faussé car il plane l'influence des adaptations passées de l'univers. 

Néanmoins, je ne peux nier une chose. Les acteurs sont géniaux et brillamment choisi. C'est là qu'on voit la puissance des adaptations. Cette capacité à prendre un sujet, à le transformer pour nous le rendre avec une vision nouvelle et agréable. Les acteurs jouent leur personnages comme jamais avant. Jim Gordon, au visage Russelcrowesque, possède une vivacité et une détermination étonnante mais qui reste crédible. Fish Mooney, baronne du crime, est brillamment interprétée, un vrai serpent, qui respire à la fois le danger et la sensualité. Mais la palme va à Oswald Cobelpot, connu également sous le nom du Pingouin. Exit Danny De Vito et sa pense arrondie, ici nous avons droit à un jeune mec au nez aquilin et à la démarche boiteuse. Mais surtout, nous avons droit à un retour au source, car le pingouin n'est pas seulement un orphelin déformé aveuglé par la vengeance, il est surtout un intellectuel doublé d'une psychopathie sans pareil. Son jeu est tellement maîtrisé, qu'il en vole souvent la vedette au reste du casting et il m'est souvent arrivé de passer un épisode à attendre son apparition. Parce qu'aussi cruels soient-ils, on les attends avec impatience ses sales coups!

En gros, c'est sombre, c'est bien réalisés et c'est moderne. Gotham est très différents de ce que nous avons eut dernièrement dans l'univers Batman avec la Trilogie de Nolan, mais il ne faut pas les comparer. C'est une excellente série, à dévorer pour sa réinterprétation. Les adaptations ont cette qualité de nous refaire découvrir un univers que nous connaissons déjà.

Amis lecteurs, bonne journée.


dimanche 23 novembre 2014

Vous reprendrez bien un peu de mouchoir?


The Broken Circle Breakdown (Titre francophone : Alabama Monroe), réalisé par Felix Van Groeningen







J'ai accompagné mon meilleur ami au ciné-club dimanche dernier, ne sachant pas trop à quoi m'attendre de ce film. Film belgo-néérlandais, j'étais un peu sceptique étant peu habitué au cinéma de chez nous. Néanmoins, la bande annonce que j'avais visionnée peu de temps avant présageais un film agréable, capable de briser le blues du dimanche. De la country, des tatouages, de l'amour, certes une histoire de vie pas toujours heureuse, mais tout cela présageais du bon.

Encore une fois, les trailer ont le talent de cacher la vérité. Ce film était magnifiquement triste.

Pardonnez-moi d'entamer la liste de mes derniers films par une telle tragédie, mais pour moi il s'agissait de commencer sur un film de qualité.

L'histoire:

Didier, un joueur de banjo au passé punk et membre d'une groupe de bluegrass, rencontre Elise, tatoueuse. Cette rencontre débouche sur un couple explosif tant au niveau sentimental que sexuel. De leur union naît Maybelle qui très tôt ddéveloppeun cancer...

Yeah! On se marre! Et le pire, c'est que la bande annonce ne montre rien de cette histoire de cancer. Ce qui présageait un film d'amour dramatique se transforme en une purge intense de toute les larmes de votre corps. 

Tout d'abord, parce que le réalisateur a su choisir les bons acteurs. Ils sont vrai. On connait tous un Didier, un grand barbu musicien qui n'est pas spécialement beau mais qui a un de ces charmes monstres. Et Elise, la blonde tatouées au formes magnifique et dont le bagou et intelligence n'ont d'égal que leur beauté. Les rôles sont bien planté. Aussi confiant ont-ils l'air, ils finissent tout deux par perdre pied et ne plus savoir se battre contre les événements de leur vie.

L'histoire est découpée en plusieurs parties. De temps à autres, le réalisateur se permet des voyages dans le temps pour nous faire découvrir telles ou telles péripéties. Cela ne casse pas le rythme, mais il nous faut parfois comprendre de nous mêmes à quelle époque nous nous trouvons car cela n'est pas toujours indiqué. L'époque, est marqué par des éléments de l’environnement de Didier et Elise. La télévision notamment, qui montre des images qui choquent avec l'atmosphère générale du film.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est que ce film est une ode à la musique. Ce coté country, blues, ces soirées autour du feu à jouer de la guitare. Etre en couple, c'est comme être dans un groupe de musique. Il faut pratiquer l'instrument (sans allusion mes amis), l'entretenir, se présenter aux autres, vivre ce qu'on joue, et parfois des musiciens s'en vont. Et ce film, dont la bande son est magistralement bien choisie, représente bien ce concept.

Je vous conseille de voir ce tord boyau. Magnifique, on pleure mais au moins on ne regrette pas de l'avoir vu.