What If, réalisé par Michael Dowse, 2014
(Titre francophone : Et (Beaucoup) plus si affinité)
Wallace est un jeune étudiant de médecine, célibataire depuis qu'il a quitté sa copine infidèle. Chantry est illustratrice, en couple avec Ben le parfait beau-gosse aux airs américains. Lors d'une soirée, il se rencontre et décident de devenir amis.
Je vais pas vous le cacher, le pitch est simple, je n'ai même pas essayé de l'embellir. Mais à quoi bon? Le scénario tient dans ces trois minuscules lignes. Bien sur, il y a de l'amour dans cette histoire. Mais là où tout le monde verrait une banale comédie romantique avec un happy ending en puissance, j'y vois plus une histoire sur l'amitié. L'affiche est ponctué d'un "La meilleur comédie romantique depuis 500 days of summer", et je suis d'accord sur le fond. Comme ce dernier, What If n'est pas un film qui parle directement d'amour. En fait, on s'en fiche. Pas que les liens qui se tissent entre Wallace et Chantry soient dénués d'intérêt, au contraire ils sont le ciment du scénario. Non, ce qui importe c'est la construction d'une relation.
A l'époque de la friendzone et de toutes ces conneries, on se doit de se pencher sur la question de "est-ce que oui ou non, un homme et une femme peuvent être amis et rien de plus?". Le film ne donne pas la réponse, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Non, Michael Dowse nous donne plus de question...
Mais je ne suis pas ici pour ouvrir un débat mais pour parler cinéma.
Daniel Radliffe prouve une fois de plus qu'il n'est pas uniquement un petit sorcier à la cicatrice mais surtout un acteur plein de talent qui sait diversifier son jeu. Il est touchant, drôle, intense et surtout sensuellement british. Sans parler du fait, qu'il est minuscule le bougre et que cela renforce l'attendrissement. Un peu le même que l'on a pour un pote à qui il n'arrive que des merdes mais qu'on ne peut s’empêcher d'en avoir mal pour lui. Zoe Kazan de son coté extermine toutes les bimbos du moment de par sa grâce et son coté naturel, un jeu plein de franchise et de simplicité. Le reste du casting est tout aussi agréable, et j'ai particulièrement apprécié d'y voir des visages moins connu, ce qui rajoute de l'authenticité à tout ce petit film.
Le film pue. Dans le sens, où il dégage! Mais que dégage-t-il? Il sent l'anglais, le british. Ce qui est étonnant vu la réalisation qui est canadienne mais néanmoins irlandaise. Des couleurs vives, d'automne. De chaleur se dégage de partout. C'est agréable et réconfortant. C'est le genre de film à regarder un dimanche tant il inspire l'espoir. Mais il n'est pas niai. Le réalisateur arrive à éviter les clichés et à rester dans une simplicité puissante et envoûtantes.
Donc pour moi, ce film est une réussite. Peut être pas le plus beau film de l'année, mais l'un de ces moments passés ou tu te dis qu'il est bon d'être en vie...
Et en plus, je vous met la bande annonce...

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