mardi 2 décembre 2014

Interstellaire

Interstellar, de Christopher Nolan, 2014




La terre est vouée à sa perte. Vu les regards de haine envers la NASA, cette dernière concoit un programme secret qui permettra l'envoit de plusieurs hommes dans l'espace dont la mission sera la recherche d'une nouvelle planète habitable par l'homme. C'est ainsi que cette mission spatiale se transforme en bateau de sauvetage de l'humanité...

Je ne vais pas me faire des amis. Les critiques ont acclamé ce film, le public l'a adoré. Pourtant pour moi, il s'agit de la première daube de Nolan. En regardant ce film, je n'ai pas arrêté de me souvenir d'un film au scénario similaire mais qui apporte plus de profondeurs et un plus grand spectacle au niveau visuel. Certes, Interstellar en envoit lourd sur la patate, mais là où cela ne fonctionne pas c'est au niveau des sentiments. Il y en a mais ce sont des sentiments trop... comment dire... du cinéma américain. A la grosse louche.

En regardant Interstellar, je me suis senti comme ce coffre fort. Sodomisé par Christopher Nolan et toute son aura de bon réalisateur.

Oui oui, c'est bien Jude Law. (Dom Hemmingway)


Le film de Christopher Nolan est beau néanmoins. C'est du bon spectacle américain. De grands sentiments. Une catastrophe planétaire, une épée de damoclès au-dessus de la tête des habitants, un père qui laisse sa famille pour sauver le monde. Il est d'ailleurs étrange qu'une fois de plus notre sort soit placé entre les mains des ricains. A quand un réalisateur américain renversera-t-il la balance? A croire que dans les univers cinématographique américain, l'Europe n'existe pas...

Mais Interstellar est aussi jonché d'un tas d'incohérences et de raccourcis qui, si ils ne dérangeront pas le commun des mortels, agacera le cinéphile qui se cache en chacun de nous. De plus, c'est long. Trop long. Pourquoi était-ce nécessaire de le faire si long? Surtout vu le dénouement, franchement, était-ce aussi difficile de le raccourcir? De faire des raccourcis qui en valaient la peine?! 

Visuelement, c'est agréable, on sent la volonté d'impressionner. Par moment, j'ai eut le sentiment d'être le spectateur d'un Stanley Kubrick du pauvre. C'est beau, c'est très bien réalisé, mais encore une fois, il y a ce coté de volonté. La volonté qui empeche l'aboutissement. 

Pour moi ce film aurait pu etre bien mieux, il est inabouti. Il y avait de l'idée. Mais grâce à la surpublicité, dûe au succès passé de Christopher Nolan, ce film passera pour un bijoux aux yeux de tous, et on lui pardonnera ses petites erreurs parce qu'au fond, si Nolan a fait d'autres chefs d'oeuvres c'est que celui-ci en est un également, n'est-ce pas? Ironie de ma part, beaucoup de déception.

Dernière remarque. Les acteurs. Le casting de ce film, c'est comme lire un Harlan Coben. On sait que ce qu'on verra ne nous étonnera pas. Que Michael Caine sera fidèle à son jeu de sage, que Matthew McConaughey nous donnera ce coté endurci à la voix rauque, qu'Anne Hathaway sera la bombe sexy de service. On en a conscience. On aura rien de nouveau à se mettre sous la dent, mais on appréciera quand même.

Allez voir ce film si vous voulez du cliché américain, pour un bon film de SF dirigez vous vers Danny Boyle et son Sunshine.

Et en prime, parce que je vous conseille de sauver votre argent pour louer un bijoux, la bande annonce de Sunshine. Bah oui, quand j'aime pas, j'aime pas. 


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