samedi 25 avril 2015

Contre-temps

Vous l'aurez remarqué, les articles sont moins fréquents, souvent en retard, etc.. Tout cela à cause de quelques changements dans la vie. Rien de grave, tout du contraire!

Néanmoins, je vais être encore moins actifs. Un soucis avec les opérateurs d'internet va m'empecher d'avoir accès au net avant une dizaine de jour. J'essayerais de me connecter d'un autre point pour vous amener un article, mais je ne peux rien promettre.

Mais ca sera l'occasion pour moi de repartir d'un meilleur pied et de retrouver ce charme que j'avais au début de ce blog!

Je vous dis donc, à dans deux semaines ;)

dimanche 19 avril 2015

Ma vie en noir

Daredevil (Série), créé par Drew Goddard et Steven S. DeKnight, 2015 (Netflix)


Cela fait un moment depuis que je ne t'ai plus parler, lecteur. Je sais, j'avais dit tout les vendredis, mais la vie est imprévisible. Disons que je vais essayer d'etre le plus régulier dans la mesure du possible. Il y a aussi le fait que je n'ai pas toujours envie de parler d'un film, ou d'une série dans ce cas ci, mais que je m’efforce toujours de trouver un petit quelque chose, parce que eh, tu es fidèle!

Daredevil... Après un film qui a été beaucoup critiqué par la presse et par les fans, avec un Ben Affleck dans le rôle du démon de Hell's Kitchen, on ne s'attendait pas vraiment au retour du héros aveugle sur le devant de la scène. Pour être franc, j'avais apprécié le film. Ça n'était pas un GRAND film, mais pour un one shot, je le trouvais assez agréable, si bien sur on retirait Elektra et le Tireur. 

Néanmoins, la série est bien là. Dès son annonce, je me suis tenu patient et prêt à la recevoir. Daredevil est le héros qui a réussi à ne pas me faire détester encore plus Marvel et son univers coloré tout joli tout beau. 

Je ne rentrerais pas dans les détails concernant la série car ce n'est pas le but de cette série. Ce soir, il s'agit plus d'un conseil. 

Daredevil est une bonne série, avec des acteurs crédibles et un scénario qui vous tiens en halène durant 13 épisodes. Contrairement aux autres séries sur des super héros que j'ai l'habitude de regarder, on sent le coté réel et le fait que Daredevil n'est pas dieu tout puissant. Les combats sont lent, Matt Murdock (Daredevil dans la vraie vie, jeune avocat aveugle aux sens décuplés) en prend cher. Parfois, il lui arrive de récupérer d'une de ses folies nocturnes tout un épisode durant. Ce qui m'a interpellé. Comment a-t-il pu concevoir le fait de se balader en pyjama la nuit pour combattre les truands et ne pas penser à prendre des protections de genoux. Il lui faut une dizaine d'épisodes pour concevoir la nécessité d'un costume qui le protégerais plus!



Les méchants, qui m'ont toujours passionnés, sont bien travaillé, on en arrive à les apprécier. Ils sont tentant. Certes leur cause est immonde, maiiis les acteurs y mettent tellement de leur cœur pour les interpréter qu'on en vient à attendre la scène où ils interviendront.

Donc voilà, Daredevil est une bonne série. J'attend avec impatience la saison 2.

Désolé pour ce court article, je vous promet de faire mieux par la suite.



vendredi 10 avril 2015

Lost River Song

Lost River, de Ryan Gosling, 2015


Celui-là, je l'attendais depuis plusieurs mois. Il n'y a pas vraiment beaucoup d'étonnement à cela après tout. Mettez Ryan Gosling n'importe où, et j'y porterais mon intérêt. Ce mec est la preuve même que l'on peut être à la fois un vrai canon et avoir du talent. Et surtout, il a ce coté humble et pas prise de tête qui est très agréable. Ryan Gosling, je l'aime. Certes, vous allez me dire que pratiquement tout mes articles mettent en avant un acteur en particulier que j'aime beaucoup et que vous ne voyiez pas pourquoi celui-ci serait plus intéressant qu'un autre... Et bien, vous avez raison. Pourquoi? Parce que Ryan Gosling a prit des risques. Même après un succès comme Drive, il a continué avec des rôles pas spécialement simple. Parce que c'est film de "jeunesse" étaient de vrai petits bijoux. Et parce que même dans des productions dont le but est de faire du fric, il est magistralement bon. Et puis... C'est un putain de bon chanteur. 

Oui. Un chanteur. Rien à voir avec l'article, mais je vais mettre en avant son groupe que peu connaisse et qui sincèrement est vraiment agréable à écouter. L'album est très plaisant. Mais tatata, je vous laisse la surprise. 

Deadman's bones -- In the room where you sleep
Pas la meilleur qualité, maiiiis je trouve cette video vraiment sympa.

Enfin. Continuons. 

Lost River est un film vraiment étrange. Et pour être franc, je suis persuadé qu'il y a tellement de sens caché dans tout le film (ces maisons qui brûlent ont fait mon obsession dans le film), que je ne m'hasarderais pas à parler du scénario. Ce que je peux vous dire, c'est que cela parle de la vie difficile dans un bled paumé qui tombe en ruine, près d'une ville fantôme. Pourtant, même si le film peut sembler posséder des aspect fantastiques, je suis persuadé du contraire. Il tend à nous montrer l’interprétation qu'on les gens des événements qui nous arrivent. Et il pointe du doigt également ceux qui semblent différent, voir mystique, de part les événements qui nous arrivent. La misère changent les gens. La folie aussi. 



Ce n'est pas un film drôle. Ca n'est pas un film dramatique non plus. Ce film, c'est une fresque. C'est une peinture bizarre. C'est une ambiance chaude. On pourrait dire que les couleurs du film ne sont pas sans rappeler celles de Drive, mais je pense que ce serait faire un raccourci bien trop facile. Mais oui, Lost River possède une ambiance coloré en Motion Blur. Je veux dire par là, une ambiance au forte couleur par moment, souvent pastelle, parfois floutée. Il y a beaucoup de fumée également, rapport avec les maisons qui brûlent. Tout part en fumé un jour. Mais taratata, je ne me lancerais pas dans une analyse du film. Ça n'est pas mon rôle. Je suis là pour vous parler de film qui en valent la peine.




Le film de Ryan Gosling ne plaira pas à tout le monde. C'est quelque chose de très personnel. Même si il y a beaucoup d'assurance dans la plupart des scènes, on sent qu'il en est à ses débuts et qu'il tire beaucoup de son expérience d'acteur. 

J'applaudirais particulièrement ses choix d'acteurs et actrice. Christina Hendricks qui m'avait déjà scotché dans Mad Men, m'a charmé dès les premiers instants. Cette femme est magnifique. Le premier qui dira que c'est un Milf ou un cougar aura mon poing dans la gueule. Même si c'est cette idée qui semble transcrite dans le film, je vois cette femme comme la beauté même de la femme dans la force de l'âge. Soirse Ronan est également un bon choix même si je trouve qu'il s'agit du choix facile. Sans remettre en question sa qualité de prestation, je trouve que l'on voit cette jeune actrice bien trop souvent dans ce genre de rôle et que le soucis, c'est qu'on fini par l'y associer. Iain De Caestecker porte très bien le rôle "principal selon le réalisateur" du film mais ça n'est pas sur lui que mon regard s'est porté durant tout le film. Mais plutôt vers Matt Smith. Oui. Matt Smith. Cet acteur dont son rôle le plus connu est le célèbre Doctor Who, série anglaise de la BBC qui existe depuis plusieurs décennies. Au chiotte l'extraterrestre qui sauve le monde et bienvenue à l'anarchie. Il est terrifiant. Son regard me mettait mal à l'aise. Et il est assez amusant de le voir se balader avec une blouse au brillant rappelant cette de Gosling dans Drive. Matt Smith a prit sa place dans la liste des nouveaux jeunes prodige que je vais suivre de près. Et il est d'autant plus intéressant dans ce film, en terreur de la ville, que dans la vie réelle ou il est le mec sympa avec qui on veut partager une paela en buvant un verre de vin à une soirée karaoké! (Remarque: amusant que suite au départ de Matt Smith de la série Doctor Who, l'acteur aille tourner dans un film qui se nomme Lost River... Les fans du Docteur comprendront).



Lost River est un bon film, pas très accessible, qui vous fera ronger vos ongles à sang, mais je le vous conseil quand même.

Amis cinéphiles, 
Je vous salue, 
Votre serviteur,
Jay

vendredi 3 avril 2015

Inherent Vice : L'article du Vendredi

Inherent Vice, de Paul Thomas Anderson, 2015



Oui. Oui. Oui. Je sais. Une semaine pour vous pondre un nouvel article. Mais laissez moi me défendre que diable. Loin de croire qu'une foule assoiffée de ma lyre ne soit en train de décider si oui ou non je vais être pendu ou non, je me sens néanmoins assez mal vis à vis de vous. J'ai eut une longue semaine. Tout d'abord parce que la plus jolie de toutes les petites fées est né le premier avril, ma filleule. Me voici donc devenu Don Jay, dangereux criminel cinéphile du net, venu tout droit de la province de Liège. Je suis le plus heureux de tout les parrains. Mais parce qu'aussi, j'ai eut beaucoup de mal à trouver un film qui me passionne assez pour en faire un article. Ce soir je serais à Mons, au festival de la Fantasy, Trolls & Légendes, et ne saurais donc vous pondre un article pour rattraper ce retard. Néanmoins je vous promet plusieurs articles qui viendront dans les jours prochains, des hors séries, et de quoi vous mettre sous la dent!





Je vous parlerais donc aujourd'hui de Inherent Vice. Commençons par l'essentiel. Je suis un amoureux profond de Joaquin Phoenix. Ce mec, plus souvent connu pour son rôle de méchant dans Gladiator, est l'un des talents du cinéma américain qui me rappelle que le cinéma n'est pas mort. Non, il ne l'est pas. Joaquin Phoenix joue avec talent, et s'implique énormément, allant parfois à se confondre avec ses propres roles, comme il le fait dans I'm still here (dans lequel il joue son propre role), Two Lovers, We own the night, Walk the Line, Her (que je n'ai pas encore eut le courage de regarder, honte à moi), Le Village, etc. Cet acteur ne rate aucun de ses rôles et m'apporte toujours plus de passion lorsque je le redécouvre dans l'un de ses films. Du coup, lorsque j'ai appris le tournage d'Inherent Vice et que Joaquin en ferait partie, mieux qu'il en serait le héros principal, j'ai sauté au plafond. Rien que les bandes annonces traduisaient déjà l'ambiance qui est celle du film... Ce petit coté vieille Amérique, la drogue, le sexe, l'alcool, la déchéance d'un homme et son retrait de la société. Tout me plaisait. Et ce qu'il me plait encore plus, c'est que Joaquin est une sorte de d'ovni du monde américain, qui se trouve en dehors de tout et qui ne semble pas perturber du fait qu'il est complètement rejeté par ses pairs. Il se fiche d'être prit pour un idiot, il vit sa vie et trace son chemin. Doc, comme on le nomme dans ce film, est à la fois un paria et une personne très inquiète pour ses compagnons humains. Si beaucoup le voient comme un hippie, un rebus, un déchet de la drogue qu'il consomme avidement, il est au contraire très soucieux des autres et s'implique. Il est détective privé non pas pour le fric, mais par pure volonté d'aidé. Et c'est cette dualité entre le regard des autres et ce qu'il est vraiment qui m'a plut. 



L'humour de ce film, parfois suggéré en gros plan, des clins d’œil au public, m'a beaucoup fait rire. Inherent Vice c'est un voyage, embrumé par les drogues de Doc. Attention, ce film ne parle pas réellement de drogue, nous ne sommes pas face aux divagation de Joaquin Phoenix, mais toute personne qui aura déjà fumé un pétard comprendra ce sentiment de retrait que fait ressentir ce film. Néanmoins, qu'il n'y ait pas de méprise, Inherent Vice est bien un film noir, avec une ambiance sombre, de flic corrompu, comme l'est L.A. Confidential ou le Dahlia Noir.

Le reste du casting est excellent. J'ai été très surpris de voir Owen Wilson dans ce film qui est de premier abord très sérieux. C'est le genre de découverte qui fait plaisir. Vous me suivez? Les acteurs qui ont l'habitude de tenir des rôles dans des films comiques font d'autant plus plaisir lorsqu'on les découvre en rôle sérieux. Tout comme Ben Stiller dans The secret life of Walter Mitty, ou Jim Carrey dans The Majestic ou Man of the moon, même si ce dernier possède parle d'un humoriste (mais qu'attendez vous! je ne les citerais pas s'il ne s'agissait pas de petites perles du cinéma américain!). Ainsi, Owen Wilson campe un personnage assez intéressant, et qui à son arrivée a provoqué chez moi un magnifique "mais, mais, mais putain! c'est Owen Wilson!". Josh Brolin quand a lui m'a bien plu. Néanmoins, il apparaît de plus en plus souvent dans ce style de film, dans une ambiance d’Amérique des années 60 et cela me fait peur. Je crains qu'il n'enferme sa carrière dans d'éternel rôle similaire, même si ici, il campe un flic assez intéressant. Regardez le manger son Frisco et dites moi ce que cela vous a évoqué :)



Donc Inherent Vice est un bon film, mais il possède un coté Ovni. En réalité, je vais le regarder une deuxième fois. Je ne suis pas sur d'en avoir saisi toute la subtilité. Pourquoi avoir écrit un article sur un film qui provoque un doute? Tout simplement parce que ce doute doit être partagé. A quoi bon regarder un film qui ne se regarde qu'une fois? Ne connaissez vous pas le plaisir de pouvoir lire un livre et de le relire encore et encore sans jamais vous lasser? Pour les films, le phénomènes m'est similaire ( V for Vendetta, Flash Gordon, The Empire Strikes Back, A Single Man, etc...).

Amis cinéphiles, je vous laisse à votre vie, je file me préparer pour ce qui s'annonce être un festival de malade, a bientôt, 
votre Jay


PS: Je m'excuse pour les gifs montre des gestes peu recommandable dans un milieu social. Néanmoins, ils sont très représentatifs du coté décalé du film.