mardi 17 novembre 2015

Prison break



The Stanford Prison Experiment, de Kyle Patrick Alvarez, 2015




Cela fait depuis septembre que je n'ai plus rien écrit. Alors autant me rattraper avec un film de qualité, tout fraîchement visionné il y a quelques minutes à peine. Non, Watchngo n'est pas mort. Il était juste en suspens, le temps de me laisser réfléchir à la suite, remettre un peu de sérieux dans mes pensées, et de l'ordre dans ma vie. 



The Stanford Prison Experiment est un film psychologique sur l'expérience de Stanford menée par le Docteur Philip Zimbardo. Celle-ci tenait à prouver que dans un environnement, comme une prison, des personnes sélectionnée aux hasard pouvaient tendre à devenir les "gentils" ou les "méchants" selon leur environnement. Cette expérience est mise en scène dans ce film avec brio, faisant monter la pression lentement et sans accoue. La tension glisse sur une pente grimpante, elle nous enserre dans son étau et ne nous relâche qu'aux dernières secondes du film. L'ambiance est lourde, pesante, malsaine, tout comme ce sentiment qui s'empare de nous, celui qui nous tourmente lorsqu'on regarde d'autres êtres humains se faire maltraiter. 



Les acteurs ont leur part, car il n'y a pas que la mise en scène qui joue. Petit à petit, tout au long du film, ceux-ci deviennent de plus en plus développé, et on a le sentiment que tout cela est plus vrai que nature. Le film n'a pas de gros budget, mais l'assume. On reconnaîtra Ezra Miller dans le rôle d'un des prisonnier, et une fois de plus, il assure le petit. J'avais déja pu l'apprécier dans Misfits ou The Perks of being a wallflower et il m'a surpris une fois de plus. Il est jeune et il renouvelle son jeu. J'aurai aimé un peu plus de développement sur Philip Zimbardo, incarné par Billy Crudup, mais on ne peut lui reproché sa manière de jouer, quelque peu caricatural du psychologue passionné par sa propre étude.



En gros, je ne vais pas te mentir amis lecteur, ce film je l'ai kiffé. C'est du thriller psychologique, avec une grande part de huit clos. C'est malsain à souhait, mais ca ne verse pas dans l'horreur ni dans l'humiliation excessive. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire