Ahhh ce film. Quand on me demande mes films préférés, c'est toujours le vilain petit canard. Je l'oublie... Et pourtant, il est tellement beau et envoûtant...
My Blueberry Nights c'est l'histoire d'un travail sur soit, avec une histoire d'amour... Après avoir rompu, Liz se retrouve dans un bar et rencontre Jérémy, un barman. Convaincue de devoir évoluer, passer à autres choses, et selon moi fuir, elle s'en va faire le tour de l'Amérique et rencontre diverses personnes toutes aussi différentes les unes que les autres...
My Blueberry Nights c'est aussi un casting bien choisi et maîtrisé. On ne présente plus Jude Law qui a longuement prouvé qu'au delà de ses airs de beau gosse, il était capable de fournir un jeu d'acteur excellent. Mais nous avons également droit à Norah Jones qui en plus d'être une excellente chanteuse est également une actrice de talent. Son jeu est sincère et touchant. Elle garde en elle une certains sensualité, presqu'inavouée, dont elle n'aurait pas conscience. Rachel Weisz explose de sensualité, de charme, elle est comme un ange déchu, dangereuse mais dévastée. Et puis Natalie Portman, toujours aussi... waouw! Mais également Cat Power, David Strathaim, etc.
Ce qui marque dans ce film c'est l'ambiance chaude et coloré. C'est ce coté fantastique qui transcende les images. Les thèmes du film sont retransmit autant dans les faits que dans atmosphère. Et le maître mot, du moins ce qui me parle dans tout ce long métrage, est sensualité.
Tellement de temps est passé depuis le dernier article. A la fois la flemme et le manque de temps. Mais je compte bien continuer ces petits articles et quoi de mieux en ajoutant quelques films à la liste des "Must to see".
3. Eastern Promises, par David Cronenberg, 2007 (Les promesses de l'ombre)
Sans vouloir être cliché, je pense pouvoir affirmé que pas mal de mes amies aiment ce film pour son casting. Viggo Mortensen, Vincent Cassel sans parler de la charmante Naomi Watts. Et tout un tas d'acteurs que nous avons déja croisé en second rôle dans d'autres films, dont on ne connait pas spécialement les noms mais que nous apprécions néanmoins.
Eastern Promises est un... thriller? J'ai beaucoup de mal à le situer dans la jungle des genres. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il est bon.
Anna Khitrova est une jeune infirmière qui recoit en soin intensif une jeune fille de 16 ans en train d'accoucher. La jeune fille décède et laisse derrière elle une magnifique petite fille et un journal rédigé en russe. Anna décide de faire traduire le journal. Elle se rend dans un vieux restaurant tenu par le mystérieux Semyon, grand père russe aux allures mafieux, qui aurait un lien avec la jeune fille de 16 ans...
Je n'en dis pas plus, parce qu'il n'y a pas besoin. Ce film est grandiose. Tout d'abord pour l'ambiance chaude. On est pas seulement spectateur, on prend part au film. On s'y sent investi. Ensuite pour le jeu de Viggo Mortensen qui nous montre qu'il n'est pas seulement un bon Aragorn, il est surtout un acteur plein de ressource. Pour avoir déja remarqué ce fait dans d'autres films, Viggo Mortensen ne joue pas ses personnages, il les devient. Et Vincent Cassel. C'est un acteur que j'ai toujours apprécié, mais dans ce film il est d'autant plus touchant. Il est à la fois aussi dangereux qu'un requin mais tellement innoncent, comme un enfant.
Sans hésiter, regardez ce film. Vous ne le regretterez pas...
Beaucoup rêvent de l’immortalité avec ferveur. L’immortel la
regarde comme une malédiction. Figé dans le temps, on ne discerne plus grand-chose
à part l’omnibulante réalité de notre situation. Il n’y a plus d’avenir, quand
il n’y a pas de fin. Peu importe le demain ou l’an prochain, on se lève et on s’endort
avec cet espace figé dans le temps. Les gens vont et viennent, et le sablier de
la vie s’écoule avec eux. Perdu au beau milieu de cette horloge humaine, l’immortelle
est un observateur, il est le gardien du temps et est le seul à avoir la main
sur tout cela. Il regarde avec attention et une certaines perversité. Nul ne
pourra le lui reprocher, il n’est plus atteint par rien d’autre que sa propre
conscience. Il est en dehors du temps, en dehors de l’humanité. L’homme est fini, lui il ne fait que commencer et
terminer.
Il regarde, il contemple. Il se sent comme l’instigateur de
cette mascarade, celle de son existence. Il ne prend aucun plaisir, car le
plaisir est éphémère, mais lui ne l’est pas. Le plaisir n’est pas intemporel.
Il est fait pour finir. Il est fait pour commencer. Perdu dans la finité des
sentiments, il songe. Aucune douleur, car elle est guérissable, il s’octroie
des séances de torture, en s’envolant au-dessus des sensations humaines. Quand
le temps n’a plus d’emprise sur vous, la douleur devient illusoire. La thérapie
du rire est amusante en elle-même car lorsqu’on peut s’arrêter de rire, on peut
également ne jamais en finir. Il est à la fois tout et rien. Il divague, s’évade.
Il détourne son regard du monde, il rêve, se plonge dans le sommeil absolu, celui
du non-mort, du non-vivant. Son regard revient sur l’homme, rien n’a changé.
Juste les costumes diffèrent. Lui, il est resté le même. Avec sa perfection
maudite. Il est tout, il est rien.
Nul homme ne pourra jamais le comprendre. L’infini n’est pas
humain. L’infini n’est ni vivant ni mort. Les femmes n’ont plus aucun gout, l’homme
n’a plus de saveur. Il est tout, il n’est rien. L’enfant ne rit plus, le vieux
n’agonise plus. A jamais l’immortel guette. Pas de récompense à l’arrivée, car
celle-ci arrive à reculons, une guerre en retard. C’est comme poursuive le
temps avec une horloge. Jamais la petite aiguille ne rattrapera la grande. L’immortel
veille. L’immortel est un mathématicien. Il sait, il a calculé et son équation
tombera toujours juste. Il est le mathématicien de la vie car il est le seul à
pouvoir la cerner du début à sa fin. L’immortel, il est droit, il est
blanc, il est franc, impartial et sans
regret. Il agit mais ne s’implique pas. Il est vif mais distant. L’immortel est
le vent et l’eau. L’immortel est celui qui vient chercher l’homme sur son lit
de mort.
On me demande souvent quels sont mes cinq films préférés. J'ai toujours énormément de mal à répondre parce qu'il y a tellement de films que je conseillerais de regarder mêmes s'ils ne sont pas mes favoris que j'ai du mal à m'y retrouver. Quand quelqu'un me pose cette question, j'entend "Que me conseille-tu?". Déformation personnelle ou vérité? Je n'en sais fichtrement rien. Mais je me dis qu'il serait peut être temps de coucher tout cela par écrit...
Ne voyez pas la numérotation comme un rapport de qualité croissant, cela n'a aucun rapport...
1. A Single Man, de Tom Ford, 2009
L'un des films qui m'a le plus touché, massacré, enchanté, tourmenté, fais sourire, pleurer, rêver.
Dans les années 60, George est prof de philosophie. Il est beau, mystérieux, silencieux, célibataire. Mais ce que le monde ignore c'est que George a perdu son compagnon dans un accident de voiture. Vu le regard porté aux homosexuel à cette époque, George doit faire face à la vie sans afficher son deuil, et petit à petit décide de mettre fin à ses jours...
Je ne vous cache rien, c'est triste, c'est un drame. Un vrai drame. Mais c'est surtout, comme je le vois, une ode à l'amour et surtout à la vie. Pour moi ce film possède une scène qui est la représentation même du plaisir d'être en vie.
Colin Firth joue un George qui est touchant, il est George. Julianne Moore est explosive dans la qualité de sa représentation.
En fait, il n'y a pas grand chose d'autre à dire de ce film à part, REGARDEZ LE MALHEUREUX!
2. The Empire Strikes Back, par Irvin Kershner, 1980
Si l'on demande à n'importe qui me connaissant quel pourrait être mon film préfèré, la réponse typique sera : La guerre des étoiles! Il n'est pas faux que je suis un fan inconditionnel de la saga de George Lucas. Mais là où mes amis se trompent c'est que mon amour transcende l'univers cinématographique depuis plusieurs années. C'est le phénomène Star Wars que j'aime, l'univers scénaristique au-delà des films, qui se trouve également dans les romans, les comics, les jeux, etc...
Mais The Empire Strikes Back est selon moi l'un des plus grand film à voir de ces trentes dernières années.
Je ne me lancerais pas dans un résumé, car je pense que tout le monde à plus où moins une petite idée de ce qu'est Star Wars. Donc... qu'est-ce qui fait de ce film un "Must to see"?
D'abord pour sa réalisation soignée qui est à la fois respectueuse de ce qui avait été mis en place dans Star Wars en 1977 (les puristes savent que c'est le titre original de l'épisode 4) tout en apportant ce coté un plus sombre et triste qui est caractéristique des évènements se déroulant dans la galaxie à cette période de l'histoire. Les couleurs bleu nuit qui traduit l'ombre de l'empire, l'orangé qui annonce l'aube de la rebellion,.. Ensuite le ton. Nous n'avons pas d'happy end. C'est triste, c'est sans cadeau. Les combats retranscrivent l'intensité de la situation, la tension entre chaque coup de sabre laser, le risque que tout bascule à tout moment et que l'univers bascule dans une autre ère de désespoir...
Ensuite parce que c'est l'épisode qui pose énormément de base de la saga. La marche impériale apparait enfin dès l'entrée du superdestroyer de Darth Vador, le vieux Yoda et sa façon de parler si mythique, le premier tranchage de main, et cette phrase qui nous a tous marqué à la fin de l'épisode...
Ce film est à voir, car il est caractéristique de l'entrée d'un univers dans la pop-culture.
La terre est vouée à sa perte. Vu les regards de haine envers la NASA, cette dernière concoit un programme secret qui permettra l'envoit de plusieurs hommes dans l'espace dont la mission sera la recherche d'une nouvelle planète habitable par l'homme. C'est ainsi que cette mission spatiale se transforme en bateau de sauvetage de l'humanité...
Je ne vais pas me faire des amis. Les critiques ont acclamé ce film, le public l'a adoré. Pourtant pour moi, il s'agit de la première daube de Nolan. En regardant ce film, je n'ai pas arrêté de me souvenir d'un film au scénario similaire mais qui apporte plus de profondeurs et un plus grand spectacle au niveau visuel. Certes, Interstellar en envoit lourd sur la patate, mais là où cela ne fonctionne pas c'est au niveau des sentiments. Il y en a mais ce sont des sentiments trop... comment dire... du cinéma américain. A la grosse louche.
En regardant Interstellar, je me suis senti comme ce coffre fort. Sodomisé par Christopher Nolan et toute son aura de bon réalisateur.
Oui oui, c'est bien Jude Law. (Dom Hemmingway)
Le film de Christopher Nolan est beau néanmoins. C'est du bon spectacle américain. De grands sentiments. Une catastrophe planétaire, une épée de damoclès au-dessus de la tête des habitants, un père qui laisse sa famille pour sauver le monde. Il est d'ailleurs étrange qu'une fois de plus notre sort soit placé entre les mains des ricains. A quand un réalisateur américain renversera-t-il la balance? A croire que dans les univers cinématographique américain, l'Europe n'existe pas...
Mais Interstellar est aussi jonché d'un tas d'incohérences et de raccourcis qui, si ils ne dérangeront pas le commun des mortels, agacera le cinéphile qui se cache en chacun de nous. De plus, c'est long. Trop long. Pourquoi était-ce nécessaire de le faire si long? Surtout vu le dénouement, franchement, était-ce aussi difficile de le raccourcir? De faire des raccourcis qui en valaient la peine?!
Visuelement, c'est agréable, on sent la volonté d'impressionner. Par moment, j'ai eut le sentiment d'être le spectateur d'un Stanley Kubrick du pauvre. C'est beau, c'est très bien réalisé, mais encore une fois, il y a ce coté de volonté. La volonté qui empeche l'aboutissement.
Pour moi ce film aurait pu etre bien mieux, il est inabouti. Il y avait de l'idée. Mais grâce à la surpublicité, dûe au succès passé de Christopher Nolan, ce film passera pour un bijoux aux yeux de tous, et on lui pardonnera ses petites erreurs parce qu'au fond, si Nolan a fait d'autres chefs d'oeuvres c'est que celui-ci en est un également, n'est-ce pas? Ironie de ma part, beaucoup de déception.
Dernière remarque. Les acteurs. Le casting de ce film, c'est comme lire un Harlan Coben. On sait que ce qu'on verra ne nous étonnera pas. Que Michael Caine sera fidèle à son jeu de sage, que Matthew McConaughey nous donnera ce coté endurci à la voix rauque, qu'Anne Hathaway sera la bombe sexy de service. On en a conscience. On aura rien de nouveau à se mettre sous la dent, mais on appréciera quand même.
Allez voir ce film si vous voulez du cliché américain, pour un bon film de SF dirigez vous vers Danny Boyle et son Sunshine.
Et en prime, parce que je vous conseille de sauver votre argent pour louer un bijoux, la bande annonce de Sunshine. Bah oui, quand j'aime pas, j'aime pas.