vendredi 30 janvier 2015

I fought the good fight. I finished the race. I kept the faith.












The Book of  Eli, de Albert et Alen Hughes, 2010 
(VF: Le livre d'Eli)



Certains films sont des coups de cœur pur et simple. Les raisons sont diverses. Qu'il s'agisse d'un rapport avec notre vécu, qu'un morceau favori soit intercalé au bon moment, ou que la philosophie du film nous correspond, certains films apparaissent ainsi dans notre vie et nous font trembler. The Book of Eli m'a parlé parce qu'il est arrivé en plein ma période de fascination pour les univers post apocalyptique. McCarthy et son roman The Road m'avait déjà beaucoup perturbé (en bien), mais Eli et son univers graphique m'apparut comme une révélation.

Pour moi, il est au film post-apocalyptique ce qu'Equilibrium est au film d'Anticipation. Je m'explique. Il allie la volonté de faire passer un message tout en captivant le public avec des scènes d'actions bien américaine. Et les réalisateurs le font avec beaucoup de subtilité ce qui empêche leur oeuvre d'oublier son but premier. 

L'histoire est simple. L'univers tel que nous le connaissons a disparu. Il ne reste que ruines et ce autant sur terre que dans la civilisation de l'homme. Les survivants sont rare et souvent revenu à l'age de la pierre. Les forts terrorisent les faibles. 
Eli est un pèlerin de ce monde, transportant un lourd fardeau vers l'Ouest. Carnegie est un chef de bande convaincu qu'un livre pourra lui donner le pouvoir de contrôler les foules et ramener la paix...

J'aimais beaucoup cette affiche japonaise qui, contrairement aux affiches européennes et américaines, se concentre sur le décor et non sur le coté "action" du film.

La force de film réside dans l'interprétation inattendue de Denzel Washington qui incarne ce personnage étrange et mystérieux qu'est Eli. Durant le voyage dans lequel il nous entraîne, on ne cesse de se demander "Mais qui est ce type?". Il est l'ami, le mentor, le père, qu'on voudrait avoir. Il nous rassure dans ce monde de brute. Je n'ai jamais vu Denzel Washington comme un grand acteur, et c'est une erreur. Je ne dis pas cela par rapport à ce film, mais tout simplement parce que je trouve qu'il tourne dans beaucoup de film hollywoodien et ne prend jamais de véritable risque. Mais une fois de plus, il montre qu'il sait varier ses rôles et il le fait avec brio.

Notons la performance de Gary Oldman en Carnegie en allégorie du démon chez l'homme. Le désir, le pouvoir, la luxure, et tant d'autres. Les péchés se retrouvent en lui. Je l'aime beaucoup dans ce film, car il est abjecte, répugnant, autant dans son apparence que dans son jeu. Il est à l'image de ce monde, dévasté par les erreurs de son passé, et qui n'a toujours pas compris comment il fallait se relever. La vérité est ailleurs, comme toujours.

Mila Kunnis est à mon sens assez simple. Ni étonnante ni nulle, son rôle est la touche d'innocence qui rappelle la volonté de faire de The Book of Eli un film tout public.

Mention spéciale pour Atticus Ross qui m'a époustouflé avec sa bande annonce. Elle m'éveille encore certains matin, en douceur mais avec punch.

Un film à voir. Un coup de cœur.


dimanche 25 janvier 2015

La médecine à la russe... Amenez de l'eau chaude et de la vodka!

A young doctor notebook, de Mikhaïl Boulgakov, 2012-2013


De nos jours, de plus en plus de soins est accordé aux séries. Autrefois simple divertissement à la qualité désuète, les séries ont évolués depuis les années 90 jusqu'à nos jours et sont désormais d'une qualité extraordinaire, rivalisant parfois avec certains films du cinéma. Si par le passé les acteurs de ces séries se servaient de leur popularité dans ces sitcom pour percer dans le showbizz et devenir acteur du grand écran, il n'est pas rare de nos jours de voir des acteurs du cinéma tourner dans des séries.

C'est sur une série peu connue que j'aimerais me pencher ce soir (ou matin, selon votre conception du temps, en effet il est 01h52). A young doctor notebook est une adaptation d'un roman (Morphine) de Mikhaïl Boulgakov où il raconte les débuts d'un jeune médecin sorti tout droit de l'académie de médecine. Ce dernier se retrouve dans le fin fond de la Russie, à la fin de la révolution, dans un petit hôpital où il se voit affecté le poste de médecin chef. 

Cette série brille par son humour noir et très cynique, mais surtout par son univers loufoque. Mais c'est sans compter l'incroyable performance de Daniel Radcliffe, le magicien à la cicatrice de J.K. Rowling, qui laisse tomber ses lunettes pour interpréter un petit personnage misérable que l'on fini par plaindre dans son malheur. Daniel Radcliffe est un acteur vraiment brillant qu'il faut suivre tant il n'a pas peur d'incarner des roles compliqués et dangereux, et ce avec toujours autant de précisions, d'authenticité et de conviction. Jon Hamm, connu principalement pour être le personnage principal dans la série MadMen, incarne la version plus âgée de Daniel Radcliffe et se mène à l'action en vision délirante du jeune médecin. 

Est-ce la fatigue ou le calme qui règne dans ma chambre, mais je ne me sens pas passionné par mon écrit, mais que cela ne trahisse par mon amour de cette série. Elle est peu connue, courte, et vaut vraiment la peine d’être vue. De petits épisodes de 25 minutes, des saisons qui passent vite, et de quoi prêter un peu d'attention à une adaptation qui vaut la peine...

jeudi 22 janvier 2015

Quand le Breakfast Club rencontre The united states of Leland


The perks of being a wallflower, de Stephen Chbosky, 2012 (VF : Le monde de Charlie)




Que de productivité ces derniers jours! C'est que j'ai du temps, l'envie, et des choses à dire. Plus je discute de cinéma autour de moi et plus j'ai envie de parler de ce que je connais. Et d'ailleurs, n'hésitez pas à commenter, à envoyer vos retours sur les films que vous avez aimé ou non, cela me ferais plaisir de savoir si j'ai visé juste ou pas. Merci à tous de me lire :)

Grand film aujourd'hui. Enfin, il ne plaira peut être pas à tout le monde. J'ai beaucoup galéré sur le titre de cet article. "Tord boyaux" aurait été parfait mais cela faisait trop écho à The Broken Circle Breakdown. Pourquoi "quand le Breakfast Club rencontre The United States of Leland"? Parce que nous avons un film qui réuni la complicité de jeunes étudiants, leur histoires, leurs déboires, leurs abus, les liens se créant, la jeunesse quoi, mais nous avons également la tristesse, le regret, la douleur, une cicatrice dans le cœur des personnages. Et pour moi, tout ces films sont de bons films. Que j'aborderais peut être dans un autre article. J'aurai pu d'ailleurs également cité American Graffiti de Georges Lucas, mais j'aurai fait du fan service et j'ai horreur de cela.

Dooooonc! 

The Perks of being a wallflower est un film qui parle de jeunes. Mais le but n'est pas de faire rire. Non, cela traite des doutes qui apparaissent au début de l'age adulte, qui parle d'amour et ce de manière assez humble, mais surtout qui montre que les moments forts et douloureux de notre passé façonnent les personnes que nous deviendront plus tard. Ce film, c'est un concours constant entre le plaisir de vivre et les regrets. (Le premier qui me dit que c'est l'histoire de ma vie sera condamné à regarder American Pie en hindous et ce plusieurs fois d'affilé avec un cd de Patrick Sébastien coincé entre les fesses!)

Charlie reprend les cours après que son meilleur ami se soit pendu. Exclu de la classe et extrêmement réservé, il peine à se faire de nouveaux ami. Il fait néanmoins la rencontre de Sam et Patrick (The cunt and the eagle {la dégenérée et l'aigle}) avec qui il se lie d'amitié et découvre la vie de groupe...

J'ai jamais été bon pour les résumés, mais en gros voilà le pitch du film.

Ce film a été un coup de poing pour pas mal de choses. Tout d'abord pour ce casting. Il n'y a que des jeunes. C'est notamment le premier film d'Emma Watson après sa prestation de Hermione dans Harry Potter, mais également la première fois que JE voyais Logan Lerman après Percy Jackson. Vous voyez où je veux en venir? Ce film est la preuve qu'on peut participer à des sagas cinématographique et y survivre au niveau médiatique. Emma Watson l'a amplement prouvé dans ses films avec The Bling Ring de Sophia Coppola, ou dans les Misérables, mais aussi dans sa carrière féministe. Et Logan Lerman, qui étais à mes yeux un de ces ixièmes acteurs de sagas pour ado boutonneux (désolé pour ceux que je froisse), est devenu en réalité l'un des talents que j'attends avec impatience de voir se développer. Sans parler d'Ezra Miller, de Zane Holtz, et d'un tas d'autres acteurs extraordinaires. 

Tous créent un environnement propice à l'identification du public dans l'un d'eux. D'une manière ou d'une autre, on se retrouve dans certains des protagonistes, ou dans tous? Je ne ferais pas le détails de chacun car c'est une interprétation personnelle, et la seule interprétation sur laquelle je veux bien me lancer, c'est celle concernant la qualité du film.

Ensuite, The Perks of being a wallflower, c'est également une bande son. C'est une atmosphère musicale qui lui est propre. Que la musique soit d'actualité ou non, elle m'a rappellé ces soirées passées chez mon tonton et ma marraine a écouté des tubes d'une génération que je n'ai pas connue. Come on Eileen des Dexy's Midnight Runners, Galaxy 500 de Tugboat, Asleep de The Smith, Heroes de David Bowie. Ce film est magnifique autant au niveau visuel que sonore.

Je ne développerais pas trop le coté tord boyau car ce serait trop dévoiler sur l'histoire du film. Mais je vous le préviens, armez vous de mouchoirs,  peut être aurez vous une montée de souvenir, et des douleurs du passé et ce même si elles ne sont pas identique à celles des personnages. Mais sans hésitez je vous le conseil, car le cinéma est également une manière de traiter nos soucis personnel en les faisant resurgir à la surface de notre inconscient. 

Deux conseils. Regardez le. Car vous ne perdrez pas votre temps. Et regardez le en VO sacré nom!
Et n'ayez crainte, on tombe tous amoureux d'Emma Watson et on se vide des larmes de notre corps... Mais eh! Qu'est-ce que ça
fait du bien de pleurer d'amour et en l'honneur de la beauté :)

We are Infinite. 


lundi 19 janvier 2015

Retour vers le passé

About Time, de Richard Curtis, 2013 (VF: Il était temps)



Après avoir passé autant de temps sans vous avoir parlé mes chers amis, vu tellement de films, il est difficile de choisir ceux dont je vous parlerais. Donc, je vais changer un peu de formule et donner mon avis sur ce qui m'apparaisse sur le moment. Ca sera plus équitable pour certains qui vaillent la peine d'être découvert. (T'inquiète pas, si toi aussi tu aime casser du sucre, tu aura droit à tes mauvais film qu'il ne faut pas voir. Eh eh eh.)

About Time peut être vu comme un film romantique. Oui. C'est bien cela. Mais là où l'affiche et le résumé présent sur le net pourrait laisser présager à un banal film cul-cul la praline, nous avons plutôt droit à un film doux et agréable.

Le jour de ses 21 ans, Tim apprend que, dans sa famille, les garçons peuvent voyager dans le temps. S'ouvre alors un monde de possibilité les plus nombreuses les unes que les autres...

Cliché. Bateau. D'ailleurs, pourquoi juste les hommes? Sans vouloir faire mon féministe, je trouve qu'une explication aurait été légitime outre le fait que cela satisfait plus les soucis scénaristique.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le film s'attarde peu sur la capacité étrange de Tim. Non, ce film n'est pas centralisée sur ce pouvoir. Et c'est ce qui fait de ce film toute sa force. Là ou d'autres en aurait abusé pour nous envoyer du lourd et nous perdre en court de route, About Time s'en sert pour diffuser le message essentiel du film : il faut profiter de l'instant présent et faire de son mieux au jour le jour.



C'est une histoire d'amour, pas seulement entre une femme et un homme, mais également entre père et fils. Entre frère et sœur. Ce film, c'est un câlin à lui tout seul. 

Mais tout cela ne serait rien sans les acteurs. Domnhall Gleeson, que nous avons déja vu dans Harry Potter, est un vent de fraicheur dans le cinéma. Il est naturel, imparfait, commun. Rachel McAdams est également bien choisie. Je n'ai jamais été un grand fan de cette actrice, mais c'est l'un des rôles où elle ne m'a pas laissé indifférente. Mais la palme revient à Bill Nighy. Ce mec! Il est formidable. Il est de plus en plus présent dans les films des dernières années et ce depuis le succès de Love Actually ou encore d'Underworld. Mais il montre encore une fois qu'il est parfait pour incarner la figure paternelle, le père qui tente de faire les choses bien pour son fils, qui se retient de montrer mais qui aime avec passion...

Bref! About Time est un film à regard. C'est un réconfort. A la fois émouvant et drôle, sans devenir gnangan. Donc n'hésitez pas!

5 films à voir sans craindre de perdre son temps (Partie IV)

Limitless, de Neil Burger, 2011





Ahhh... J'ai mis du temps avant de pondre cet article. Ultime film de la liste des cinq Graal. 

Je l'oublie souvent celui-là, pourtant il a une importance capitale dans mon amour du cinéma. Pour comprendre cela, il faut revenir deux ans plus tôt et parler un peu du contexte personnel. 

Imaginez votre Cinéphile en couple avec une jeune fille plein de cultures et partageant sa science à longueur de journée. Moi, étant timide de base et me trouvant incroyablement con devant ce flot de paroles, j'ai prit la décision de trouver quelque chose d'aisément renouvelable dont je pourrais parler. Au départ, ce qui étais un projet d'entretien du couple, devint une véritable passion. Et c'est avec Limitless que cet amour du cinéma à commencé.

Votre serviteur en pleine ébullition.

A premier abord, il n'a rien exceptionnel. Un casting assez bon. Robert De Niro qui vient tremper sa patte. On dirait qu'il est là pour encourager le public à mater son film plutot que pour vraiment jouer. Son jeu est basique, pas spécialement exceptionnel, mais rassurez-vous, agréable. Puis nous avons Bradley Cooper. Rhaaaa. Jeunes filles, restez derrière la barrière il est à moi. Il sera mon trophée accroché dans mon salon et ravira mes convives lors de longues soirées dégustations!

Soyons sérieux. Limitless est la genèse de Lucy, de Luc Besson récemment sorti. Sauf que Limitless est un bon film. Le concept? Une drogue qui permet le développement du reste des capacités du cerveau que l'homme n'utilise pas. Ou comment transformer un naze en surhomme.



Exit les explosions à la Michael Bay, exit le déhanché de Scarlett Johanson, exit les flingues. Nous avons droit ici à un thriller intelligent agréable à regarder, par moment déstabilisant et au personnage attendrissant. Surement passé inaperçu car par moment un peu "concept", mais qui vaut la peine d’être vu, ne serait ce que pour être certains de passer un bon moment.

Vous me connaissez, je ne passe pas des heures à parler d'un film, sinon qu'aurai-je à raconter une fois que je vous ai sous la main. Bref, regardez le cré bon sang!