Gotham, créé par Bruno Heller, diffusé par la FOX
Gotham n'est pas un film mais une série de 23 épisodes dont le premier est sorti le 24 septembre 2014 sur le réseau de la FOX.
Parler d'une série comme Gotham est intéressant. Non pas seulement parce qu'elle est issue de l'univers du comics Batman, mais parce qu'elle touche d'assez prêt un phénomène cinématographique actuel c'est à dire celui de l'adaptation. Les adaptations au cinéma de romans ou de comics sont devenues choses courantes. Le Seigneur des anneaux, le Hobbit, Iron Man, Spider-Man, Superman, Batman, tous ont droit à leur films. Et les débats qui s'en suivent sont tout aussi important.
Combien de fois ne me suis-je pas disputé avec des amis pour défendre le fait que le Hobbit est un mauvais film. Combien de fois n'ai-je pas eut des discussions sur le fait que les films Marvel n'étaient pas aussi intéressant au niveau scénario qu'un DC, même s'ils se défendaient assez bien sur le plan grand spectacle...
Mais voilà, hier soir, dévorant la moindre parcelle du plafond de ma chambre, patientant l'arrivée du marchand de sable, j'ai une eut épiphanie.
Une épiphanie, Mr. Mouche.
Tout ces débats n'ont aucun sens. Pourquoi? Parce que nous oublions tout simplement que le mot adaptation est également associé au terme interprétation. Adapter un roman ou un comics au cinéma, c'est adapter un scénario en le transformant en un format qui colle au besoin du cinéma. Et comme la société, le cinéma est en proie à une évolution constante. On ne peut comparer un films à son oeuvre originale car elles n'ont pas le même but. Un roman ne touchera pas son lecteur comme un film atteindra celui qui le visionnera. Tout comme on ne peut comparer deux adaptations différentes car les tendances cinématographiques évolue. Tenter de comparer le Batman de Tim Burton à celui de Nolan est un débat stérile, bien qu'intéressant. Ce que l'on peut comparer c'est leur interprétation personnelle de ce qu'est l'univers Batman. Et encore sur ce sujet j'ai quelques retenues.
Pour ceux qui veulent approfondir cette question, dites vous que contrairement à la Trilogie de Christopher Nolan qui est réalisé du début à la fin par un même réalisateur, l'univers Batman ne cesse au cours de son histoire de changer de scénariste et de dessinateur. Et ainsi, on multiplie les interprétations de chacune de ces personnes sur ce qu'est Batman. C'est comme demander à plusieurs personnes de dessiner un chien, nous n'aurons jamais le même chien. Pourtant, y-a-t-il un chien meilleur que l'autre?
Enfin bref... Passons.
Gotham! Une série qui ne m'a pas plu dès le premier épisode. Voyez plutôt.
Nous sommes à Gotham. Bruce Wayne est encore un jeune garçon d'une dizaine d'année qui vient de perdre ses parents, assassiné par on ne sait qui dans une ruelle sombre. L'enquête est menée par Jim Gordon, jeune flic arrivant dans la ville où le crime et la corruption règne en maître, autant sur la sphère politique que sur l'administration. Dans cette ville, les flics sont des ripoux et les criminels pour des enfants de cœur à coté d'eux...
Une série dans l'univers de Batman sans Batman, c'est un paris osé mais qui passé le premier épisode, qui en envoi trop au visage, se laisse dévorer avec grand plaisir. Pourquoi ce premier épisode m'a-t-il déplu? Tout simplement parce que l'on sent l'envie des réalisateurs de rappeler dans quel univers nous nous trouvons. J'ai compté pas moins de cinq personnages connus dans cet épisode, les "badguy" qui mèneront la vie dure à la chauve souris dans ses futures années. Un Edward Nigma à la police qui me fait me poser beaucoup de question sur les capacités des instructeurs de police à déceler un psychopathe lors de son entré dans l'ordre, une Sélina Kyle qui a déjà des airs en puissance de Catwoman, et j'en passe. Mais encore une fois, mon jugement est faussé car il plane l'influence des adaptations passées de l'univers.
Néanmoins, je ne peux nier une chose. Les acteurs sont géniaux et brillamment choisi. C'est là qu'on voit la puissance des adaptations. Cette capacité à prendre un sujet, à le transformer pour nous le rendre avec une vision nouvelle et agréable. Les acteurs jouent leur personnages comme jamais avant. Jim Gordon, au visage Russelcrowesque, possède une vivacité et une détermination étonnante mais qui reste crédible. Fish Mooney, baronne du crime, est brillamment interprétée, un vrai serpent, qui respire à la fois le danger et la sensualité. Mais la palme va à Oswald Cobelpot, connu également sous le nom du Pingouin. Exit Danny De Vito et sa pense arrondie, ici nous avons droit à un jeune mec au nez aquilin et à la démarche boiteuse. Mais surtout, nous avons droit à un retour au source, car le pingouin n'est pas seulement un orphelin déformé aveuglé par la vengeance, il est surtout un intellectuel doublé d'une psychopathie sans pareil. Son jeu est tellement maîtrisé, qu'il en vole souvent la vedette au reste du casting et il m'est souvent arrivé de passer un épisode à attendre son apparition. Parce qu'aussi cruels soient-ils, on les attends avec impatience ses sales coups!
En gros, c'est sombre, c'est bien réalisés et c'est moderne. Gotham est très différents de ce que nous avons eut dernièrement dans l'univers Batman avec la Trilogie de Nolan, mais il ne faut pas les comparer. C'est une excellente série, à dévorer pour sa réinterprétation. Les adaptations ont cette qualité de nous refaire découvrir un univers que nous connaissons déjà.
Amis lecteurs, bonne journée.