mercredi 24 décembre 2014

5 films à voir sans craindre de perdre son temps (Partie III)

4. My blueberry nights, de Wong Kar-Wai, 2007



Ahhh ce film. Quand on me demande mes films préférés, c'est toujours le vilain petit canard. Je l'oublie... Et pourtant, il est tellement beau et envoûtant...

My Blueberry Nights c'est l'histoire d'un travail sur soit, avec une histoire d'amour... Après avoir rompu, Liz se retrouve dans un bar et rencontre Jérémy, un barman. Convaincue de devoir évoluer, passer à autres choses, et selon moi fuir, elle s'en va faire le tour de l'Amérique et rencontre diverses personnes toutes aussi différentes les unes que les autres...



My Blueberry Nights c'est aussi un casting bien choisi et maîtrisé. On ne présente plus Jude Law qui a longuement prouvé qu'au delà de ses airs de beau gosse, il était capable de fournir un jeu d'acteur excellent. Mais nous avons également droit à Norah Jones qui en plus d'être une excellente chanteuse est également une actrice de talent. Son jeu est sincère et touchant. Elle garde en elle une certains sensualité, presqu'inavouée, dont elle n'aurait pas conscience. Rachel Weisz explose de sensualité, de charme, elle est comme un ange déchu, dangereuse mais dévastée. Et puis Natalie Portman, toujours aussi... waouw! Mais également Cat Power, David Strathaim, etc.


Ce qui marque dans ce film c'est l'ambiance chaude et coloré. C'est ce coté fantastique qui transcende les images. Les thèmes du film sont retransmit autant dans les faits que dans atmosphère. Et le maître mot, du moins ce qui me parle dans tout ce long métrage, est sensualité.

My Blueberry Nights, c'est comme tombé amoureux.

Un bon film à regarder en ce réveillon de Noël. 




mardi 23 décembre 2014

5 films à voir sans craindre de perdre son temps (Partie II)

Tellement de temps est passé depuis le dernier article. A la fois la flemme et le manque de temps. Mais je compte bien continuer ces petits articles et quoi de mieux en ajoutant quelques films à la liste des "Must to see".

3. Eastern Promises, par David Cronenberg, 2007 (Les promesses de l'ombre)



Sans vouloir être cliché, je pense pouvoir affirmé que pas mal de mes amies aiment ce film pour son casting. Viggo Mortensen, Vincent Cassel sans parler de la charmante Naomi Watts. Et tout un tas d'acteurs que nous avons déja croisé en second rôle dans d'autres films, dont on ne connait pas spécialement les noms mais que nous apprécions néanmoins.

Eastern Promises est un... thriller? J'ai beaucoup de mal à le situer dans la jungle des genres. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il est bon.

Anna Khitrova est une jeune infirmière qui recoit en soin intensif une jeune fille de 16 ans en train d'accoucher. La jeune fille décède et laisse derrière elle une magnifique petite fille et un journal rédigé en russe. Anna décide de faire traduire le journal. Elle se rend dans un vieux restaurant tenu par le mystérieux Semyon, grand père russe aux allures mafieux, qui aurait un lien avec la jeune fille de 16 ans...


Je n'en dis pas plus, parce qu'il n'y a pas besoin. Ce film est grandiose. Tout d'abord pour l'ambiance chaude. On est pas seulement spectateur, on prend part au film. On s'y sent investi. Ensuite pour le jeu de Viggo Mortensen qui nous montre qu'il n'est pas seulement un bon Aragorn, il est surtout un acteur plein de ressource. Pour avoir déja remarqué ce fait dans d'autres films, Viggo Mortensen ne joue pas ses personnages, il les devient. Et Vincent Cassel. C'est un acteur que j'ai toujours apprécié, mais dans ce film il est d'autant plus touchant. Il est à la fois aussi dangereux qu'un requin mais tellement innoncent, comme un enfant.


Sans hésiter, regardez ce film. Vous ne le regretterez pas...

jeudi 11 décembre 2014

L'insomniaque écrit aussi. (voici ce qu'il arrive lorsqu'il écrit sans réflechir à ce qu'il fait)

Beaucoup rêvent de l’immortalité avec ferveur. L’immortel la regarde comme une malédiction. Figé dans le temps, on ne discerne plus grand-chose à part l’omnibulante réalité de notre situation. Il n’y a plus d’avenir, quand il n’y a pas de fin. Peu importe le demain ou l’an prochain, on se lève et on s’endort avec cet espace figé dans le temps. Les gens vont et viennent, et le sablier de la vie s’écoule avec eux. Perdu au beau milieu de cette horloge humaine, l’immortelle est un observateur, il est le gardien du temps et est le seul à avoir la main sur tout cela. Il regarde avec attention et une certaines perversité. Nul ne pourra le lui reprocher, il n’est plus atteint par rien d’autre que sa propre conscience. Il est en dehors du temps, en dehors de l’humanité. L’homme  est fini, lui il ne fait que commencer et terminer.

Il regarde, il contemple. Il se sent comme l’instigateur de cette mascarade, celle de son existence. Il ne prend aucun plaisir, car le plaisir est éphémère, mais lui ne l’est pas. Le plaisir n’est pas intemporel. Il est fait pour finir. Il est fait pour commencer. Perdu dans la finité des sentiments, il songe. Aucune douleur, car elle est guérissable, il s’octroie des séances de torture, en s’envolant au-dessus des sensations humaines. Quand le temps n’a plus d’emprise sur vous, la douleur devient illusoire. La thérapie du rire est amusante en elle-même car lorsqu’on peut s’arrêter de rire, on peut également ne jamais en finir. Il est à la fois tout et rien. Il divague, s’évade. Il détourne son regard du monde, il rêve, se plonge dans le sommeil absolu, celui du non-mort, du non-vivant. Son regard revient sur l’homme, rien n’a changé. Juste les costumes diffèrent. Lui, il est resté le même. Avec sa perfection maudite. Il est tout, il est rien.

Nul homme ne pourra jamais le comprendre. L’infini n’est pas humain. L’infini n’est ni vivant ni mort. Les femmes n’ont plus aucun gout, l’homme n’a plus de saveur. Il est tout, il n’est rien. L’enfant ne rit plus, le vieux n’agonise plus. A jamais l’immortel guette. Pas de récompense à l’arrivée, car celle-ci arrive à reculons, une guerre en retard. C’est comme poursuive le temps avec une horloge. Jamais la petite aiguille ne rattrapera la grande. L’immortel veille. L’immortel est un mathématicien. Il sait, il a calculé et son équation tombera toujours juste. Il est le mathématicien de la vie car il est le seul à pouvoir la cerner du début à sa fin. L’immortel, il est droit, il est blanc,  il est franc, impartial et sans regret. Il agit mais ne s’implique pas. Il est vif mais distant. L’immortel est le vent et l’eau. L’immortel est celui qui vient chercher l’homme sur son lit de mort.


Il est à la fois tout et rien. 

lundi 8 décembre 2014

5 films à voir sans craindre de perdre son temps (Partie I)

On me demande souvent quels sont mes cinq films préférés. J'ai toujours énormément de mal à répondre parce qu'il y a tellement de films que je conseillerais de regarder mêmes s'ils ne sont pas mes favoris que j'ai du mal à m'y retrouver. Quand quelqu'un me pose cette question, j'entend "Que me conseille-tu?". Déformation personnelle ou vérité? Je n'en sais fichtrement rien. Mais je me dis qu'il serait peut être temps de coucher tout cela par écrit...

Ne voyez pas la numérotation comme un rapport de qualité croissant, cela n'a aucun rapport...

1. A Single Man, de Tom Ford, 2009



L'un des films qui m'a le plus touché, massacré, enchanté, tourmenté, fais sourire, pleurer, rêver.

Dans les années 60, George est prof de philosophie. Il est beau, mystérieux, silencieux, célibataire. Mais ce que le monde ignore c'est que George a perdu son compagnon dans un accident de voiture. Vu le regard porté aux homosexuel à cette époque, George doit faire face à la vie sans afficher son deuil, et petit à petit décide de mettre fin à ses jours...

Je ne vous cache rien, c'est triste, c'est un drame. Un vrai drame. Mais c'est surtout, comme je le vois, une ode à l'amour et surtout à la vie. Pour moi ce film possède une scène qui est la représentation même du plaisir d'être en vie. 

Colin Firth joue un George qui est touchant, il est George. Julianne Moore est explosive dans la qualité de sa représentation. 

En fait, il n'y a pas grand chose d'autre à dire de ce film à part, REGARDEZ LE MALHEUREUX!

2. The Empire Strikes Back, par Irvin Kershner, 1980



Si l'on demande à n'importe qui me connaissant quel pourrait être mon film préfèré, la réponse typique sera : La guerre des étoiles! Il n'est pas faux que je suis un fan inconditionnel de la saga de George Lucas. Mais là où mes amis se trompent c'est que mon amour transcende l'univers cinématographique depuis plusieurs années. C'est le phénomène Star Wars que j'aime, l'univers scénaristique au-delà des films, qui se trouve également dans les romans, les comics, les jeux, etc...

Mais The Empire Strikes Back est selon moi l'un des plus grand film à voir de ces trentes dernières années.

Je ne me lancerais pas dans un résumé, car je pense que tout le monde à plus où moins une petite idée de ce qu'est Star Wars. Donc... qu'est-ce qui fait de ce film un "Must to see"?

D'abord pour sa réalisation soignée qui est à la fois respectueuse de ce qui avait été mis en place dans Star Wars en 1977 (les puristes savent que c'est le titre original de l'épisode 4) tout en apportant ce coté un plus sombre et triste qui est caractéristique des évènements se déroulant dans la galaxie à cette période de l'histoire. Les couleurs bleu nuit qui traduit l'ombre de l'empire, l'orangé qui annonce l'aube de la rebellion,.. Ensuite le ton. Nous n'avons pas d'happy end. C'est triste, c'est sans cadeau. Les combats retranscrivent l'intensité de la situation, la tension entre chaque coup de sabre laser, le risque que tout bascule à tout moment et que l'univers bascule dans une autre ère de désespoir...

Ensuite parce que c'est l'épisode  qui pose énormément de base de la saga. La marche impériale apparait enfin dès l'entrée du superdestroyer de Darth Vador, le  vieux Yoda et sa  façon de parler si mythique, le premier tranchage de main, et cette phrase qui nous a tous marqué à la fin de l'épisode...

Ce film est à voir, car il est caractéristique de l'entrée d'un univers dans la pop-culture. 



mardi 2 décembre 2014

Interstellaire

Interstellar, de Christopher Nolan, 2014




La terre est vouée à sa perte. Vu les regards de haine envers la NASA, cette dernière concoit un programme secret qui permettra l'envoit de plusieurs hommes dans l'espace dont la mission sera la recherche d'une nouvelle planète habitable par l'homme. C'est ainsi que cette mission spatiale se transforme en bateau de sauvetage de l'humanité...

Je ne vais pas me faire des amis. Les critiques ont acclamé ce film, le public l'a adoré. Pourtant pour moi, il s'agit de la première daube de Nolan. En regardant ce film, je n'ai pas arrêté de me souvenir d'un film au scénario similaire mais qui apporte plus de profondeurs et un plus grand spectacle au niveau visuel. Certes, Interstellar en envoit lourd sur la patate, mais là où cela ne fonctionne pas c'est au niveau des sentiments. Il y en a mais ce sont des sentiments trop... comment dire... du cinéma américain. A la grosse louche.

En regardant Interstellar, je me suis senti comme ce coffre fort. Sodomisé par Christopher Nolan et toute son aura de bon réalisateur.

Oui oui, c'est bien Jude Law. (Dom Hemmingway)


Le film de Christopher Nolan est beau néanmoins. C'est du bon spectacle américain. De grands sentiments. Une catastrophe planétaire, une épée de damoclès au-dessus de la tête des habitants, un père qui laisse sa famille pour sauver le monde. Il est d'ailleurs étrange qu'une fois de plus notre sort soit placé entre les mains des ricains. A quand un réalisateur américain renversera-t-il la balance? A croire que dans les univers cinématographique américain, l'Europe n'existe pas...

Mais Interstellar est aussi jonché d'un tas d'incohérences et de raccourcis qui, si ils ne dérangeront pas le commun des mortels, agacera le cinéphile qui se cache en chacun de nous. De plus, c'est long. Trop long. Pourquoi était-ce nécessaire de le faire si long? Surtout vu le dénouement, franchement, était-ce aussi difficile de le raccourcir? De faire des raccourcis qui en valaient la peine?! 

Visuelement, c'est agréable, on sent la volonté d'impressionner. Par moment, j'ai eut le sentiment d'être le spectateur d'un Stanley Kubrick du pauvre. C'est beau, c'est très bien réalisé, mais encore une fois, il y a ce coté de volonté. La volonté qui empeche l'aboutissement. 

Pour moi ce film aurait pu etre bien mieux, il est inabouti. Il y avait de l'idée. Mais grâce à la surpublicité, dûe au succès passé de Christopher Nolan, ce film passera pour un bijoux aux yeux de tous, et on lui pardonnera ses petites erreurs parce qu'au fond, si Nolan a fait d'autres chefs d'oeuvres c'est que celui-ci en est un également, n'est-ce pas? Ironie de ma part, beaucoup de déception.

Dernière remarque. Les acteurs. Le casting de ce film, c'est comme lire un Harlan Coben. On sait que ce qu'on verra ne nous étonnera pas. Que Michael Caine sera fidèle à son jeu de sage, que Matthew McConaughey nous donnera ce coté endurci à la voix rauque, qu'Anne Hathaway sera la bombe sexy de service. On en a conscience. On aura rien de nouveau à se mettre sous la dent, mais on appréciera quand même.

Allez voir ce film si vous voulez du cliché américain, pour un bon film de SF dirigez vous vers Danny Boyle et son Sunshine.

Et en prime, parce que je vous conseille de sauver votre argent pour louer un bijoux, la bande annonce de Sunshine. Bah oui, quand j'aime pas, j'aime pas. 


mardi 25 novembre 2014

Amitié fille/garçon. Le débat qui fait fureur...

What If, réalisé par Michael Dowse, 2014
(Titre francophone : Et (Beaucoup) plus si affinité)



Wallace est un jeune étudiant de médecine, célibataire depuis qu'il a quitté sa copine infidèle. Chantry est illustratrice, en couple avec Ben le parfait beau-gosse aux airs américains. Lors d'une soirée, il se rencontre et décident de devenir amis.

Je vais pas vous le cacher, le pitch est simple, je n'ai même pas essayé de l'embellir. Mais à quoi bon? Le scénario tient dans ces trois minuscules lignes. Bien sur, il y a de l'amour dans cette histoire. Mais là où tout le monde verrait une banale comédie romantique avec un happy ending en puissance, j'y vois plus une histoire sur l'amitié. L'affiche est ponctué d'un "La meilleur comédie romantique depuis 500 days of summer", et je suis d'accord sur le fond. Comme ce dernier, What If n'est pas un film qui parle directement d'amour. En fait, on s'en fiche. Pas que les liens qui se tissent entre Wallace et Chantry soient dénués d'intérêt, au contraire ils sont le ciment du scénario. Non, ce qui importe c'est la construction d'une relation. 

A l'époque de la friendzone et de toutes ces conneries, on se doit de se pencher sur la question de "est-ce que oui ou non, un homme et une femme peuvent être amis et rien de plus?". Le film ne donne pas la réponse, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Non, Michael Dowse nous donne plus de question... 

Mais je ne suis pas ici pour ouvrir un débat mais pour parler cinéma.

Daniel Radliffe prouve une fois de plus qu'il n'est pas uniquement un petit sorcier à la cicatrice mais surtout un acteur plein de talent qui sait diversifier son jeu. Il est touchant, drôle, intense et surtout sensuellement british. Sans parler du fait, qu'il est minuscule le bougre et que cela renforce l'attendrissement. Un peu le même que l'on a pour un pote à qui il n'arrive que des merdes mais qu'on ne peut s’empêcher d'en avoir mal pour lui. Zoe Kazan de son coté extermine toutes les bimbos du moment de par sa grâce et son coté naturel, un jeu plein de franchise et de simplicité. Le reste du casting est tout aussi agréable, et j'ai particulièrement apprécié d'y voir des visages moins connu, ce qui rajoute de l'authenticité à tout ce petit film.

Le film pue. Dans le sens, où il dégage! Mais que dégage-t-il? Il sent l'anglais, le british. Ce qui est étonnant vu la réalisation qui est canadienne mais néanmoins irlandaise. Des couleurs vives, d'automne. De chaleur se dégage de partout. C'est agréable et réconfortant. C'est le genre de film à regarder un dimanche tant il inspire l'espoir. Mais il n'est pas niai. Le réalisateur arrive à éviter les clichés et à rester dans une simplicité puissante et envoûtantes.

Donc pour moi, ce film est une réussite. Peut être pas le plus beau film de l'année, mais l'un de ces moments passés ou tu te dis qu'il est bon d'être en vie...


Et en plus, je vous met la bande annonce...

Gotham Project

Gotham, créé par Bruno Heller, diffusé par la FOX





Gotham n'est pas un film mais une série de 23 épisodes dont le premier est sorti le 24 septembre 2014 sur le réseau de la FOX.

Parler d'une série comme Gotham est intéressant. Non pas seulement parce qu'elle est issue de l'univers du comics Batman, mais parce qu'elle touche d'assez prêt un phénomène cinématographique actuel c'est à dire celui de l'adaptation. Les adaptations au cinéma de romans ou de comics sont devenues choses courantes. Le Seigneur des anneaux, le Hobbit, Iron Man, Spider-Man, Superman, Batman, tous ont droit à leur films. Et les débats qui s'en suivent sont tout aussi important.

Combien de fois ne me suis-je pas disputé avec des amis pour défendre le fait que le Hobbit est un mauvais film. Combien de fois n'ai-je pas eut des discussions sur le fait que les films Marvel n'étaient pas aussi intéressant au niveau scénario qu'un DC, même s'ils se défendaient assez bien sur le plan grand spectacle...

Mais voilà, hier soir, dévorant la moindre parcelle du plafond de ma chambre, patientant l'arrivée du marchand de sable, j'ai une eut épiphanie.


Une épiphanie, Mr. Mouche.

Tout ces débats n'ont aucun sens. Pourquoi? Parce que nous oublions tout simplement que le mot adaptation est également associé au terme interprétation. Adapter un roman ou un comics au cinéma, c'est adapter un scénario en le transformant en un format qui colle au besoin du cinéma. Et comme la société, le cinéma est en proie à une évolution constante. On ne peut comparer un films à son oeuvre originale car elles n'ont pas le même but. Un roman ne touchera pas son lecteur comme un film atteindra celui qui le visionnera. Tout comme on ne peut comparer deux adaptations différentes car les tendances cinématographiques évolue. Tenter de comparer le Batman de Tim Burton à celui de Nolan est un débat stérile, bien qu'intéressant. Ce que l'on peut comparer c'est leur interprétation personnelle de ce qu'est l'univers Batman. Et encore sur ce sujet j'ai quelques retenues. 

Pour ceux qui veulent approfondir cette question, dites vous que contrairement à la Trilogie de Christopher Nolan qui est réalisé du début à la fin par un même réalisateur, l'univers Batman ne cesse au cours de son histoire de changer de scénariste et de dessinateur. Et ainsi, on multiplie les interprétations de chacune de ces personnes sur ce qu'est Batman. C'est comme demander à plusieurs personnes de dessiner un chien, nous n'aurons jamais le même chien. Pourtant, y-a-t-il un chien meilleur que l'autre?


Enfin bref... Passons.

Gotham! Une série qui ne m'a pas plu dès le premier épisode. Voyez plutôt. 

Nous sommes à Gotham. Bruce Wayne est encore un jeune garçon d'une dizaine d'année qui vient de perdre ses parents, assassiné par on ne sait qui dans une ruelle sombre. L'enquête est menée par Jim Gordon, jeune flic arrivant dans la ville où le crime et la corruption règne en maître, autant sur la sphère politique que sur l'administration. Dans cette ville, les flics sont des ripoux et les criminels pour des enfants de cœur à coté d'eux...

Une série dans l'univers de Batman sans Batman, c'est un paris osé mais qui passé le premier épisode, qui en envoi trop au visage, se laisse dévorer avec grand plaisir. Pourquoi ce premier épisode m'a-t-il déplu? Tout simplement parce que l'on sent l'envie des réalisateurs de rappeler dans quel univers nous nous trouvons. J'ai compté pas moins de cinq personnages connus dans cet épisode, les "badguy" qui mèneront la vie dure à la chauve souris dans ses futures années. Un Edward Nigma à la police qui me fait me poser beaucoup de question sur les capacités des instructeurs de police à déceler un psychopathe lors de son entré dans l'ordre, une Sélina Kyle qui a déjà des airs en puissance de Catwoman, et j'en passe. Mais encore une fois, mon jugement est faussé car il plane l'influence des adaptations passées de l'univers. 

Néanmoins, je ne peux nier une chose. Les acteurs sont géniaux et brillamment choisi. C'est là qu'on voit la puissance des adaptations. Cette capacité à prendre un sujet, à le transformer pour nous le rendre avec une vision nouvelle et agréable. Les acteurs jouent leur personnages comme jamais avant. Jim Gordon, au visage Russelcrowesque, possède une vivacité et une détermination étonnante mais qui reste crédible. Fish Mooney, baronne du crime, est brillamment interprétée, un vrai serpent, qui respire à la fois le danger et la sensualité. Mais la palme va à Oswald Cobelpot, connu également sous le nom du Pingouin. Exit Danny De Vito et sa pense arrondie, ici nous avons droit à un jeune mec au nez aquilin et à la démarche boiteuse. Mais surtout, nous avons droit à un retour au source, car le pingouin n'est pas seulement un orphelin déformé aveuglé par la vengeance, il est surtout un intellectuel doublé d'une psychopathie sans pareil. Son jeu est tellement maîtrisé, qu'il en vole souvent la vedette au reste du casting et il m'est souvent arrivé de passer un épisode à attendre son apparition. Parce qu'aussi cruels soient-ils, on les attends avec impatience ses sales coups!

En gros, c'est sombre, c'est bien réalisés et c'est moderne. Gotham est très différents de ce que nous avons eut dernièrement dans l'univers Batman avec la Trilogie de Nolan, mais il ne faut pas les comparer. C'est une excellente série, à dévorer pour sa réinterprétation. Les adaptations ont cette qualité de nous refaire découvrir un univers que nous connaissons déjà.

Amis lecteurs, bonne journée.


dimanche 23 novembre 2014

Vous reprendrez bien un peu de mouchoir?


The Broken Circle Breakdown (Titre francophone : Alabama Monroe), réalisé par Felix Van Groeningen







J'ai accompagné mon meilleur ami au ciné-club dimanche dernier, ne sachant pas trop à quoi m'attendre de ce film. Film belgo-néérlandais, j'étais un peu sceptique étant peu habitué au cinéma de chez nous. Néanmoins, la bande annonce que j'avais visionnée peu de temps avant présageais un film agréable, capable de briser le blues du dimanche. De la country, des tatouages, de l'amour, certes une histoire de vie pas toujours heureuse, mais tout cela présageais du bon.

Encore une fois, les trailer ont le talent de cacher la vérité. Ce film était magnifiquement triste.

Pardonnez-moi d'entamer la liste de mes derniers films par une telle tragédie, mais pour moi il s'agissait de commencer sur un film de qualité.

L'histoire:

Didier, un joueur de banjo au passé punk et membre d'une groupe de bluegrass, rencontre Elise, tatoueuse. Cette rencontre débouche sur un couple explosif tant au niveau sentimental que sexuel. De leur union naît Maybelle qui très tôt ddéveloppeun cancer...

Yeah! On se marre! Et le pire, c'est que la bande annonce ne montre rien de cette histoire de cancer. Ce qui présageait un film d'amour dramatique se transforme en une purge intense de toute les larmes de votre corps. 

Tout d'abord, parce que le réalisateur a su choisir les bons acteurs. Ils sont vrai. On connait tous un Didier, un grand barbu musicien qui n'est pas spécialement beau mais qui a un de ces charmes monstres. Et Elise, la blonde tatouées au formes magnifique et dont le bagou et intelligence n'ont d'égal que leur beauté. Les rôles sont bien planté. Aussi confiant ont-ils l'air, ils finissent tout deux par perdre pied et ne plus savoir se battre contre les événements de leur vie.

L'histoire est découpée en plusieurs parties. De temps à autres, le réalisateur se permet des voyages dans le temps pour nous faire découvrir telles ou telles péripéties. Cela ne casse pas le rythme, mais il nous faut parfois comprendre de nous mêmes à quelle époque nous nous trouvons car cela n'est pas toujours indiqué. L'époque, est marqué par des éléments de l’environnement de Didier et Elise. La télévision notamment, qui montre des images qui choquent avec l'atmosphère générale du film.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est que ce film est une ode à la musique. Ce coté country, blues, ces soirées autour du feu à jouer de la guitare. Etre en couple, c'est comme être dans un groupe de musique. Il faut pratiquer l'instrument (sans allusion mes amis), l'entretenir, se présenter aux autres, vivre ce qu'on joue, et parfois des musiciens s'en vont. Et ce film, dont la bande son est magistralement bien choisie, représente bien ce concept.

Je vous conseille de voir ce tord boyau. Magnifique, on pleure mais au moins on ne regrette pas de l'avoir vu.