jeudi 31 décembre 2015

That's no moon, that's your mother! Un article avant l'épisode VII

Une Legend explosée à coup de Canon


Il y a bien longtemps, avant que l'Episode 7 ne soit annoncé, il y avait un Univers Etendu. Celui-ci faisait office de suite aux films de Georges Lucas en expliquant ce qui se déroulait après, pendant et avant les films, par le biais de Jeux Vidéos, de Romans, de Comics et de séries. Cet univers était adulé par une série de fan. Bien qu'il respectait une certaines chronologie, cet univers étendu était néanmoins rempli de certaines incohérence et contradiction, si bien que chaque fan devait parfois faire un choix. Tout considérer comme faisant partie de cette chronologie, ou bien faire le tri parmi les bons récits, et les médiocres.

Cet article est un hommage à cet univers étendu, désormais désigné sous le nom de Legend, depuis que Disney a racheté la société de George Lucas. Cet univers n'existe plus, remplacé par un nouvel univers appellé Canon. De nombreux récits ont été passé à la trappe et ne seront jamais terminé. Ce sont des milliers de fan qui sont en deuil, et il me semblait juste de saluer cet univers Legend avant de parler du film qui en a sonné le glas. Etant plus connaisseurs des romans que des autres support, je m'attarderais sur l'univers littéraire en particulier.

Au début il y avait Splinter of the Mind's Eye...



Les puristes vous rappelleront que l'épisode 4 que nous appellons désormais A new hope portait lors de sa sortie le sobre nom "Star Wars". En réalité, George Lucas n'avait aucune idée du succès que remporterait son film lorsqu'il le sorti. Du coup, un roman fut commandé à Alan Dean Foster qui raconterait la suite de l'histoire. Ce roman c'est Splinter of the Mind's Eye qui se situe 2 ans après la bataille de Yavin IV. Oui, car dans l'univers Star Wars, tout se compte par rapport à cette fameuse date. Ce qui peut paraitre étrange quand une fois qu'on explore un peu plus les tréfonds de l'univers étendu, on se rend compte qu'il y a eut des batailles bien plus importantes et épiques.

Ce roman raconte l'histoire de Leia, Luke et les droides, une fois de plus confronté au sombre Darth Vader, le tout sur une planète marécageuse.

D'après Alan Dean Foster, le roman aurait du être adapté à la télévision, si jamais Star Wars n'était pas un succès au cinéma. Voilà donc les débuts de l'univers étendu.

X-wings, Les Aventures de Han Solo, Le NJO, La guerre des Killiks, LOTF, FOTJ...



Par la suite, c'est plus de 200 romans qui sont sorti. Ils ont été traduit chez nous chez Pocket, Presse de la cité, et plus principalement chez Fleuve Noir. Ce dernier n'a d'ailleurs pas toujours brillé lors de ses différentes traductions.

Au départ, les romans étaient écris soit par des auteurs "One Shot" qui ne s'incrustaient dans la Galaxie lointaine que pour livrer leur récits ou leur version de Star Wars. D'autres revenaient à plusieurs reprises, et devenaient des créateurs constants du Lore de Star Wars. On se souviendra particulièrement de certains de ces auteurs, comme Timothy Zhan, Michael A. Stackpole, R.A. Salvatore, Aaron Allstone, Troy Denning, Alan Dean Foster, James Luceno, Karen Traviss, etc.

Certains de ces auteurs furent à la base de certaines séries de romans qui ont marqué le public, au point que ces séries étaient considéré comme les suites des films. Ce qui est à la base, dans certains cas, de la vague de colère vis à vis du Réveil de la Force.

On notera particulièrement La Croise Noire du Jedi Fou, écrite par Timothy Zahn, se déroulant six ans après le retour du Jedi. Cette trilogie raconte le retour du Grand Amiral Thrawn, humanoides impérial à la peau bleue et aux yeux rouge. Ce dernier, grand stratège, donnera beaucoup de mal à la Nouvelle République encore bien fragile, mais aussi à Luke Skywalker en le confrontant à un Jedi Fou du nom de Jorus C'Baoth. Cette trilogie est également l'occasion d'introduire de nouveaux personnages tel que Mara Jade, ancienne agent de l'Empereur qui finira par épouser Luke bien des romans plus tard.



Cette trilogie met en avant le fait que de nombreux nouveaux personnages verront le jour dans cet univers étendu, et ces mêmes personnages seront aimé par les fans au même titre que les héros des films. Si bien qu'on en arrive à non plus voir un film et ses romans, mais un tout.

D'autres séries marqueront les esprit, de manières moins significative certes, mais quand même, tel que X-Wings (plusieurs romans racontant les aventures de l'Escadron Rogue, romans intéressant par leur désintéret total envers les Jedi), Les Aventures de Han Solo qui racontent la jeunesse de Han Solo en passant par les raisons de son amitié avec Chewbacca, etc...

Mais après de nombreux romans et de nombreuses années dans cet univers (25 ans après l'épisode 4), la politique de l'univers étendu change. Une série de 19 tomes, 3 ebook et 3 nouvelles, voit le jour. Elle raconte l'invasion d'une race d'humanoides à la biotechnologie élevée, les Yuuzhan Vong.  Ceux-ci sont insensible à la force et possèdent des armes et armures qui résistent aux sabres Jedi. C'est ainsi qu'une des guerres les plus sanglantes physiquement et politiquement parlant secoue la Galaxie.



Cette série, désignée sous l'appellation NJO (New Jedi Order), elle a recu un acceuil mitigé auprès des fans, certains aimant la nouveauté et l'intensité des romans, d'autres étant répulsé par cette nouvelle race qui passait pour n'ayant rien à voir avec les canevas de l'univers. Néanmoins, elle marqua le coup car ce fut la première série de livre osant faire disparaitre d'importants personnages, comme Chewbacca, ou encore Anakin Solo, l'un des enfants du couple solo. Le NJO se focalisa également sur le nouveau duo de héros qui passionnait les lecteurs : Jacen et Jaina solo. Les jumeaux de Han et Leia attiraient l'attention sur eux par leur grand impact dans la série, leur personnalité dévelloppé, à la fois la sagesse et la fougue de Jaina, et l'humour et la philosophie de Jacen. Un livre que tout fan doit lire de cette série, est pour moi Traitor, de Mathew Stover. Une sorte de roman philosophique et initiatique qui remet en question pas mal de valeur sur les jedi mais aussi sur la question du bien et du mal.

Legacy of the force fut la série à suivre le NJO ( après la trilogie de la guerre des killiks qui faisait un rapport à la prélogie de manière assez habile). Dans celle-ci, une ancienne apprenti de Vader refait surface et arrive à convaincre Jacen Solo de la rejoindre dans le coté obscur, devenant Darth Caedus. LOTF est une des rares séries de roman où j'ai autant accroché. Un peu comme la première fois où j'ai dévoré les Harry Potter. J'attendais les suites avec impatience, allant jusqu'à les lire en anglais ou carrément à écouter leur audiobooks américain. Le dramatique de cette série est fort bien retranscrite, on a un apercu plus subtile de l'attrait du coté obscur grace au point de vue de Jacen, contrairement à ce qu'on avait pu connaitre avec Anakin Skywalker. La fin est déchirante, d'autant plus lorsque l'on enchaine avec la dernière série qui marqua l'univers étendu : Fate of the Jedi. De la même envergure, parfois un peu longuet, mais toujours aussi bon.



Une note sur le fait que dès LOTF, la politique des auteurs changea. Plutot que de choisir des auteurs au fur et à mesure. Plusieurs auteurs furent sélectionné à la base pour érire cette série et pour pondre un scénario cohérent. Ce qui améliore grandement la qualité des séries. Ce qui permet aussi de découvrir les qualités et défaut de chacun, ou les traits de style. Ainsi Aaron Allstone possède des personnages préfèrées comme Wedges Antilles, contrairement à Karen Traviss qui maintient Boba Fett et les mandaloréen dans l'histoire. Troy Denning quant à lui pond souvent les parties décisive des séries, ses romans sont clair et épique. Contrairement à d'autres qui sont plus des pierres apportés à l'édifice. A noter qu'en parlant de cohérence, Karen Traviss quitta l'univers Star Wars à cause d'un soucis de cohérence. Connue par les fans pour sa passion et son implication dans le monde des mandaloréen, Karen Traviss avait mis en place un dictionnaire mandaloréen et s'était appliqué à créer toute une représentation de la société mando, qui fut brisé par la série The Clone Wars. Dégoutée, elle quitta l'équipe et ne revint jamais, malgré les supplications des fans.

Alors... Il y a bien d'autres choses à raconter. Comme les épisode 3.5 et 5.5, qui eurent droit à leur romans/bd/jeux video et même bande son. Ces médias étaient des oeuvres un peu plus "officielle" qui possédaient un traitement de faveur. Il s'agit donc de The Force Unleashed (mis en avant par un jeux videos se déroulant après l'épisode 3), et de Shadows of the Empire (autre jeu video, se déroulant après l'épisode 5 racontant la traque de la carbonite de Han par ses amis).

Quid de l'épisode 7? Y-a-t-il bien des rapports avec l'épisode 7? En effet, Disney n'avait pas nié le fait que peut être les scénaristes et réalisateurs iraient pêcher dans le panel de l'univers étendu pour créer leurs nouveaux épisodes. Il y a donc bien certains clin d'oeil qui ont plus un effet de fan-services que véritables volonté de ramener des éléments de l'univers étendu dans l'univers canon. On citera donc la base starkiller, nom potentiel qui fut donné à Luke avant qu'il ne devienne Skywalker. Mais aussi le nom qui fut donné à l'apprenti secret de Darth Vader dans The Force Unleashed. On notera aussi le fait que Kylo Ren se nomme en réalité Ben. Dans l'univers étendu, c'était le fils de Luke Skywalker qui portait ce nom. Pour cette raison le fait que Kylo Ren s'appelle Ben me pose pas mal de soucis. Si vous voulez faire un clin d'oeil autant le respecter jusqu'au bout et appeller Kylo Ren -> Jacen Solo. Surtout que, point de vue ressemblance/design, sans le masque c'est plutot flagrant... non?




lundi 21 décembre 2015

That's no moon, that's your mother! (Part VI/VII) (Article avec SPOILER!)

Star Wars Episode 6 : The Return of the Jedi, de Richard Marquand, 1983 (VF: Le Retour du Jedi)






Le dernier épisode sorti en date n'a pas toujours été apprecié des fans. Jugé trop gentil avec ses ewooks, il reste néanmoins pour moi l'un des meilleurs épisodes, faisant très bien son travail de suite, surtout après l'empire contre-attaque. Il me semble tout aussi sombre, mais pas tant dans sa manière d'être tourné, mais plutot pour son scénario. Les couleurs sombre ont été troqué contre une ambiance qui sent la fin. Fin de l'histoire, fin de l'univers, fin de l'alliance ou de l'empire, et fin des Sith.



Le film est principalement centré sur la relation entre Luke et Dark Vador, et sur le lien qui les unis. Je trouve que c'est ce qui fait la force de ce film. Cela donne un coté d'autant plus dramatique car il y a une finalité dans tout ce film. Luke passera-t-il du coté obscur? L'alliance parviendra-t-elle à vaincre l'empire? L'empereur sera-t-il vaincu? Tout un tas de question qui nous pousse au bord d'une tension palpable.

Ce qui fait également la force de cet épisode, c'est l'univers beaucoup plus détaillé. Il y a beaucoup plus d'humanoides, de vaisseaux différents, plus de personnages important. Il y a le fameux "It's a trap!" qui a fait énormément de bruit, mais surtout en parodie... Qui dit univers plus détaillé, dit de nouveaux mondes, la cours de Jabba, Le Sarlacc, les forêts de sapin d'Endor et sa faune d'Ewook, et aussi une base impériale beaucoup plus grande et détaillé que dans les précédents films.

Le Retour du Jedi est l'aboutissement du travail de Lucas dans la prélogie, et même si l'univers a quelques peu changé durant ces 6 ans, on peut sentir l'histoire et la réalisation qui s'est grandement améliorée. Certes, il n'est pas parfait, mais il reste l'un des meilleurs Star Wars que j'ai eut l'occasion de voir.



Un article un peu court, mais que veux-tu cher lecteur, l'avenir m'appelle...

mercredi 9 décembre 2015

That's no moon, that's your mother! (Part V/VII) (Article avec SPOILER!)

Star Wars Episode V : The Empire Strikes Back, par Irvin Kershner, 1980 (VF : L'empire contre attaque)



Permets moi lecteur, de mettre en avant un article que j'avais déja publié par le passé sur mes films préfèré pour introduire le cinquième épisode de la saga Star Wars. Pour te récompenser de ton acharnement, je l'agrémenterais de Gifs, car je sais que tu en es fan. Ceci dit, voici l'article :



Si l'on demande à n'importe qui me connaissant quel pourrait être mon film préfèré, la réponse typique sera : La guerre des étoiles! Il n'est pas faux que je suis un fan inconditionnel de la saga de George Lucas. Mais là où mes amis se trompent c'est que mon amour transcende l'univers cinématographique depuis plusieurs années. C'est le phénomène Star Wars que j'aime, l'univers scénaristique au-delà des films, qui se trouve également dans les romans, les comics, les jeux, etc...

Mais The Empire Strikes Back est selon moi l'un des plus grand film à voir de ces trentes dernières années.

Je ne me lancerais pas dans un résumé, car je pense que tout le monde à plus où moins une petite idée de ce qu'est Star Wars. Donc... qu'est-ce qui fait de ce film un "Must to see"?

D'abord pour sa réalisation soignée qui est à la fois respectueuse de ce qui avait été mis en place dans Star Wars en 1977 (les puristes savent que c'est le titre original de l'épisode 4) tout en apportant ce coté un plus sombre et triste qui est caractéristique des évènements se déroulant dans la galaxie à cette période de l'histoire. Les couleurs bleu nuit qui traduit l'ombre de l'empire, l'orangé qui annonce l'aube de la rebellion,.. Ensuite le ton. Nous n'avons pas d'happy end. C'est triste, c'est sans cadeau. Les combats retranscrivent l'intensité de la situation, la tension entre chaque coup de sabre laser, le risque que tout bascule à tout moment et que l'univers bascule dans une autre ère de désespoir...


Ensuite parce que c'est l'épisode  qui pose énormément de base de la saga. La marche impériale apparait enfin dès l'entrée du superdestroyer de Darth Vador, le  vieux Yoda et sa  façon de parler si mythique, le premier tranchage de main, et cette phrase qui nous a tous marqué à la fin de l'épisode...

Ce film est à voir, car il est caractéristique de l'entrée d'un univers dans la pop-culture. 


That's no moon, that's your mother! (Part IV/VII) (Article avec SPOILER!)

Star Wars  Episode 4 : A New Hope, de Georges Lucas, 1977 (VF : Un nouvel espoir)



A sa sortie, Georges Lucas ne pensait pas que son space opéra teinté d'histoire de chevalier et de princesse à la Disney aurait un aussi franc succès. Pourtant ce fut le cas, les effets spéciaux étaient à couper le souffle pour l'époque, les personnages (le Big Three : Luke, Leia et Han) étaient adulé par les spectateurs, et surtout la musique de John Williams avaient enchanté la population. Malheureusement pour moi, tout ce que je vous dis là, je ne l'ai pas vécu mais lu dans divers ouvrages, car à l'époque j'étais encore un embryon dans le pénis de mon père et l'utérus de ma mère. 





L'épisode 4, qui dans un premier temps était simplement appellé Star Wars, est le début d'une saga qui est désormais mythique et qui a bercé de multiples générations et s'est inscrite dans la culture pop comme l'une des influences phares. On a peut être pas tous eut l'occasion de voir Star Wars, mais tout le monde connait Dark Vador, les sabre laser, le cri retentissant d'un wookie, ou le fameux "Je suis ton père". 



Comme je l'ai dit, à l'époque, les effets spéciaux étaient novateur. Etrange vu depuis notre ère numérique d'apprendre que des maquettes minuscule sont à l'aube de ce qu'on peut désormais admirer dans nos films à grands succès avec plein des vaisseaux spatiaux fait par ordinateur, plus vrai que nature. Mais si, avec Light and Magic, la societé d'effet spéciaux de Lucas, ce dernier frappe un coup fort et sera à la base de bien d'autres effets, comme les fameux dino de Jurrassik Park. 



Mais Un nouvel espoir, c'est quoi? C'est l'histoire d'un pauvre type, fermier sur une planète désertique doublement ensoleillé, qui se retrouve embarqué dans un conflit intergalactique par un vieux fou, un criminel et un gros nounours, le tout supervisé par une gaillarde hautène et ces deux droides, pince-mi et pince-moi. Le tout sur une phrase magnifique : Elp mi obiwan kenobi, iur maie onli ope. 



Star Wars, vu d'aujourd'hui, c'est un brin de nostalgie, qui garde ce coup de point novateur d'une saga qui décolle. Ce sont des acteurs désormais agés qui ont encore leur premier poil de barbe, ce sont les tenues kitch, c'est la mauvaise traduction vf de Vador, ce sont les premières disputes de couple de C3-Po et de R2-D2, c'est la scrawl du début qui vous donne des frissons, ce sont les retouches mal incrustées de Georges Lucas dans ses versions remastérisées, c'est un qui a tiré le premier indéterminable, c'est Alec McGuiness et Peter Cushing, c'est la découverte de la force, c'est le début d'un marketing de malade, c'est tout cela, et ce n'est que du bon.



A New Hope est un coup de foudre éternel, qui même s'il peut nous endormir avec son coté obsolète, continue de nous enchanter, et qui nous pousse à nous dire une chose absolument certaines : Moi aussi je le ferais découvrir à mon fils.

C'était Jérémy WatchNBoss Barbier, qui vous parlait de Star Wars depuis la toile.

jeudi 3 décembre 2015

Noble in thought, Weak in action

Hey Jackass, ce matin j'aimerais te parler de quelqu'un d'extremement important pour moi. A l'heure où les gens s'tracassent pour des connards enbarbifié et qui font pèter des petards avant noel, il est ptetre temps de revenir aux vraies valeurs. Celle de l'amitié. Ouai mais ptit gars, celui dont je vais te parler, c'est un peu le Dutrou de l'éducation doublé du charme Hugh Grant.



Je parle simplement de Hank. Hank Moody.40 piges à tout cassé; du ventre, des cheveux blanc par ci par là, un peu comme les traces de spermes dans les cheveux d'une jeune fille après une pluie nocturne de couple qui a mal tourné. Tshirt noir, veste en cuire, un bête pantalon et une putain d'addiction pour les belles décapotables, à l'image de sa vie sexuelle sans aucun doute. Ce mec, il pue les années 70-80, ces bonnes vieilles années ou le peuple ne se faisait pas de soucis pour ce qu'il se fichait dans son gosier ni dans son nez. La fumée n'avait pas d'odeur à cette époque, et il semble avoir gardé cette coutume, clope au bec comme un bébé garde pitoyablement sa tutu entre ses dents de lait.

Mais Moody, il a pas seulement la classe du mec de 40 qui vit comme s'il en avait 30, Moody, c'est un putain de Dom Juan. Rare sont les nuits qu'ils passent loin d'une jeune femme, vulgairement on pourrait dire qu'il a vu plus de chatte que toutes les chiottes des restaurants de Paris. Mais ca n'est pas ce genre de type qui baise pour le sport, il aime cela, et il aime la gentes féminines. Il ne les comprend pas, et continue d'essayer. Il les admire. Il n'est pas répugnant dans sa manière de se comporter avec elles. En fait, Moody se dégoute lui-même de ce besoin, cette addiction de la femme, besoin incontrolable qui le mène dans des situations tantot amusante, tantot maladroite, tantot délicate.



Hank Moody, c'est Rocket Man (Elton John), L.A. Woman (The Doors), c'est tout le bon vieux rock, c'est les années droguées, les longues soirées alcoolisées, c'est le sexe sans inquiètude et non protégé, les dures matinées à vomir la tête coincée dans la cuvette des chiottes avec le relan de merde du précédent usager. C'est l'odeur du papier à cigarette, du souffre des allumettes qu'on grattent. Hank Moody c'est l'humour noir et sans gène, celui qui grince, qui tripatouille le fond de l'estomac, celui qui fait relevé les bringuettes, celui qui fait pleurer les pisseuses. Hank Moody c'est le sans gène, l'hakuna matata de la drogue et de l'alcool. C'est le pote sans peur qui ne la cache pas, sur qui on repose son oreille contre une foutue épaule tremblante d'alcool. Hank Moody, c'est une drogue que l'on prend par suppositoire sans rien pour se beurer la rondelle.

Mais surtout, Cet homme c'est aussi ses conquêtes au travers duquel il se réincarne, à croire qu'il couve une multi-personnalité. Il les chérit, les dévore, les lèches, leur fait sauter le portillons, les décoince, les refermes, les guéris, les cicatrises, les consumes, leur fait faire une partie de scrabble remplie de case blanche, leur dénature le naturel, C'est Karen, son amour, celle qui surpasse toute les autres, celle qui luis comme un lampion dans les abysses de son coeur perturbé, c'est l'amour parfait inconstant. 

Californication, ou la vie de Hank Moody,est une série que je vous recommande.Bien que terminée depuis des lustres, elle garde la saveur des bonnes choses dans lequel on se repose à nouveau quand tout s'effondre.

Californication, de Tom Kapinos, 2007-2014

mardi 17 novembre 2015

Prison break



The Stanford Prison Experiment, de Kyle Patrick Alvarez, 2015




Cela fait depuis septembre que je n'ai plus rien écrit. Alors autant me rattraper avec un film de qualité, tout fraîchement visionné il y a quelques minutes à peine. Non, Watchngo n'est pas mort. Il était juste en suspens, le temps de me laisser réfléchir à la suite, remettre un peu de sérieux dans mes pensées, et de l'ordre dans ma vie. 



The Stanford Prison Experiment est un film psychologique sur l'expérience de Stanford menée par le Docteur Philip Zimbardo. Celle-ci tenait à prouver que dans un environnement, comme une prison, des personnes sélectionnée aux hasard pouvaient tendre à devenir les "gentils" ou les "méchants" selon leur environnement. Cette expérience est mise en scène dans ce film avec brio, faisant monter la pression lentement et sans accoue. La tension glisse sur une pente grimpante, elle nous enserre dans son étau et ne nous relâche qu'aux dernières secondes du film. L'ambiance est lourde, pesante, malsaine, tout comme ce sentiment qui s'empare de nous, celui qui nous tourmente lorsqu'on regarde d'autres êtres humains se faire maltraiter. 



Les acteurs ont leur part, car il n'y a pas que la mise en scène qui joue. Petit à petit, tout au long du film, ceux-ci deviennent de plus en plus développé, et on a le sentiment que tout cela est plus vrai que nature. Le film n'a pas de gros budget, mais l'assume. On reconnaîtra Ezra Miller dans le rôle d'un des prisonnier, et une fois de plus, il assure le petit. J'avais déja pu l'apprécier dans Misfits ou The Perks of being a wallflower et il m'a surpris une fois de plus. Il est jeune et il renouvelle son jeu. J'aurai aimé un peu plus de développement sur Philip Zimbardo, incarné par Billy Crudup, mais on ne peut lui reproché sa manière de jouer, quelque peu caricatural du psychologue passionné par sa propre étude.



En gros, je ne vais pas te mentir amis lecteur, ce film je l'ai kiffé. C'est du thriller psychologique, avec une grande part de huit clos. C'est malsain à souhait, mais ca ne verse pas dans l'horreur ni dans l'humiliation excessive. 

jeudi 17 septembre 2015

That's no moon, that's your mother! (Part III/VII) (Article avec SPOILER!)

Star Wars Episode 3 : The Revenge of the Sith, de Georges Lucas, 2005 (VF : La revanche des Sith)



Je suis certains que cela s'est senti, je ne porte pas la prélogie dans mon coeur. Pour moi, celle-ci est du Disney avant l'heure, pas étonnant de voir la finalité de LucasArt. Néanmoins, il y a un épisode qui pour moi sort du lot et il s'agit bien entendu de l'épisode 3. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il rejoint le coté sombre et tendu de l'Empire Contre-attaque qui pour moi est emblématique de l'ambiance générale de la saga. Et cet aspect sombre, l'épisode ne le doit pas spécialement à son scénario, qui se voudrait plus déprimant que ce qu'il ne l'est vraiment, mais aux couleurs choisies et aux thèmes graphiques exploités. Dans tout les plans, on retrouve une part d'ombre, il y a une tension naissante dans chaque plan. 



Le scénario... La guerre des clones continue. Le Comte Dooku, défait par le Général Skywalker, a laissé sa place au Général Grievous, une sorte de précurseur de Darth Vador qui mène désormais les troupes de la Confédération des systèmes indépendants. Le Chancelier Palpatine accroit son pouvoir et s'oppose de plus en plus aux Jedi. Et dans son coin, Anakin Skywalker ronge sa colère et ses désirs, et sombre petit à petit dans les abysses du coté obscur...



Le principal problème de ce film vient de la durée et du manque de précision quant au temps écoulé. En effet, ce que la plupart des spectateurs ne savent pas, c'est que les évènements de cet épisode se déroulent sur une durée de trois mois. Dès lors, si l'on considère cette précieuse informations, on se rend compte que les évènements ne sont pas si brusque. Mais au premier abord, en ignorant ces faits, on ne peut s'empecher de se dire... "Bah merde c'est facile de sombrer dans le coté sombre!". Bien sur, il faut accepter que dans un univers tel que celui de star wars, il se passe bien plus de choses qu'on ne le voit à l'écran. Mention spéciale à une réflexion que je me suis toujours fait... les héros de tout ces films ne font-ils jamais leur besoin? Ou sont-ils tous atteint d'une constipation aigue?! 



John Williams révolutionne encore son travail en proposant une bande son épique et déchirante qui nous transporte avec les images qui défilent à l'écran. Il est difficile de trouver un thème qui se démarque d'un autre car chacune des mélodies est pleine d'émotion et de personnalité. Mais on sent un certains retour au source. 


Car cette épisode tend à relier deux trilogies pourtant bien différentes. L'architectures des vaisseaux rappellent d'autant plus les croiseurs impériaux, l'Empereur se balade désormais à visage découvert, Grievous vient faire un parallèle avec le futur d'Anakin Skywalker, même la coiffure d'Obi Wan Kenobi possède ce coté old school de l'épisode 4. C'est bien joué, très bien joué, mais il reste un soucis. 98% des choses vues à l'écran n'existent pas. Vous voyez ces clones trooper? Aucun n'est réel. Rien. Nada. Et ce décor? Non, pas vrai. C'est du virtuel. Alors certes, on peut saluer le talent des acteurs, mais je ne peux m'empecher de remarquer ces tentatives de faires des textures qui paraissent réelle. Tout semble trop lisse et trop parfait.


Mais mes amis! L'épisode 3 est aussi un film qui fait hommage au combat de sabre laser. Car ici, vous en aurez pour votre argent. Beaucoup saluent l'émotion dans les combats, j'ai beaucoup de mal personnelement à la saisir. Mais je ne peux critiquer le talent des bretteurs car ce sont bien les acteurs qui effectuent les cascades et les moulinets de sabre lors d'un duel final. Dans les interviews, on peut apprendre qu'Ewan MacGregor avait l'habitude de faire le son du sabre laser avec sa bouche, si fort que cela s'entendait lors de l'enregistrement de la scène. C'est un affrontement épique, non pas entre le bien et le mal, mais entre deux amis, secoué par la même tristesse. La perte d'un etre cher. 



L'épisode 3 restera à jamais gravé dans ma mémoire comme le meilleur de la prélogie et sans aucun doute mon troisième dans le top 3 des meilleurs star wars.

samedi 22 août 2015

That's no moon, that's your mother! (Part II/VII) (Article avec SPOILER!)




Star Wars Episode 2 : Attack of the Clones, de Georges Lucas, 2002 (VF: L'attaque des clones)



Soyons clair! Cet épisode de la Saga Star Wars n'a JAMAIS existé! Nous allons donc parler d'un film qui n'a JAMAIS existé. Cet épisode en a fait couler de l'encre (du sang?). Pourquoi? Les raisons sont diverses. J'essayerais de vous donner mon avis à ce sujet.

D'abord, l'Attaque des Clowns (lol, c'est surement la première fois qu'on fait cette blague de merde ^^ rofl lol mdr. Hum), c'est une histoire basique. La Sénatrice Amidala est visé par des attentats multiples et le conseil Jedi de mettre à sa protection deux Jedi, Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker, désormais Padawan du jeune Kenobi. Bien sûr, tels des scoubidou en puissance, les deux Jedi ainsi que l'intrépide reine décide de partir à la poursuite des mystérieux terroriste. 



Basique, mais pas bidon. De toute manière, tant que l'on explore pas l'univers littéraire Star Wars, le scénario principal n'a jamais eut une trame scénaristique bien pousser. Star Wars c'est du space opéra. C'est grand, c'est énorme, ce sont des combats spatiaux, des batailles de sabre laser, mais c'est une histoire bien creuse quand on y réflechit. Le soucis de l'épisode 2, c'est comment cette histoire est présentée au public. En effet, les deux thèmes que je trouve principaux dans ce film sont le début de la guerre des clones, et Anakin Skywalker flirtant avec le coté obscur par l'intermédiaire de la bouche de Padmé (et autres). C'est tout simple. Le soucis c'est que les phases d'amourette bidon entre Anakin et la jolie Padme (Nathalie Portman) sont tellement fréquentes et cul cul le baton de la mort que cela casse le rythme et impose une tension de "putain mais c'est quand qu'elle avance cette putain d'histoiiiiire!", à l'instar de l'épisode 1 mais en plus poussé. 

J'y crois à mort.

Surtout qu'il y a des moments vraiment super bien réalisé. On acclamera la course poursuite dans les rues de Coruscant, où de nombreux guest star sont présent (Anthony Daniels). Ou encore toute la partie sur Kamino, depuis l'armée de clones au combat entre Obi-Wan Kenobi et Jango Fett. Sans parler du combat entre David et le Goliath barbu en fin de film. 

Mais l'autre soucis, que j'avais déja abordé dans le premier article de cette longuuuue saga, c'est le numérique. Si son arrivée était discrète dans l'épisode 1, l'épisode 2 est une explosion de numérique peu maitrisé qui vient gacher l'ambiance. Hors oui, c'est beau, c'est très agréable, c'est impressionnant, c'est gigantesque, on voit enfin toutes l'importance de l'imagination de George Lucas... mais. Mais! Ca n'est pas "authentique" (pour reprendre l'expresion de Galw1n). C'est numérique. Irréel. Et puis il y a ce foutu "Motion blur" (une sorte de voile flouté) qui vient donné un coté extremement enfantin au film. Sans parler du fait que le film est très colorés et donne un coté beaucoup moins sombre au film alors que le scénario nous emmène vers des terrains sombres. 

Bonjour. Je suis numérique. Le décor est numérique. Même le sabre en suspension est numérique.

Et je pointe un autre point horriblement pénible. C'est CUL CUL! Putain! Oui je me lache mon petit lecteur. Oui je me lache. Parce qu'après avoir fait trembler tout un public d'adulte avec un Darth Vader terriblement effrayé, une entité du mal sans pitié, on nous présente sa vie d'adolescent prépubère avec une maturité digne d'un bulot cuit. Ce mec est con! Alors oui ,toute l'histoire de son plongeon dans le coté obscur est au sujet de manipulation subtile, mais cela a le malheur de le crédibiliser. Pas étonnant qu'il paraisse bien moins effrayant pour ceux qui entame la saga par la prélogie. Le personnage perd tout son impact, toute la tristesse du personnage s'évapore. Et oui, plus tard il deviendra le seigneur du mal, enfermé dans une putain de boite de conserve mais tout cela pourquoi? Parce que c'est un putain de puceau! Merci George Lucas d'avoir transformé la figure emblématique du mal depuis 1977 en un fan de One Direction! Anakin 



** Respire Jérémy. Respire. Calme toi. La colère mène à la haine. La haine mène... oh ferme la! **

Enfin bon. Il reste certains point intéressant. Comme le voile levé au-dessus des Seigneurs Sith. Le majestueux Comte Dooku (le très regretté Christopher Lee) qui est un personnage à la fois sombre et, si l'on creuse un peu, torturé. Et ce personnage amène pas mal de désaroi par rapport au personnage d'Anakin. En effet, Dooku possède également un manque de maturité, ou plutot, on pourrait le dire trompé par le coté obscur, mais cela est plus subtile. Il faut le deviner. Et c'est cela que j'aurai voulu sentir dans le personnage d'Anakin. Je précise que j'ai beaucoup d'affection pour Hayden Christensen qui interprète Anakin Skywalker. Il s'agit d'un jeune mais très bon acteur et personne d'autres que lui n'aurait pu mieux l'interpreter. La faute est au scénario, pas aux acteurs. 



Dans les autres bons points, retenons les combats au sabre laser des dernières séquences. Et la bande son qui une fois de plus fait honneur aux talents de John Williams. Quand je vous disais que c'était un bon! (CF : Ces maîtres de la musique PART I. (Hors-série)). 

Pour être clair, quand j'ai montré la Prélogie à mes différentes conquêtes, j'ai toujours passé l'épisode 2 car il peut être expliqué en 5 minutes :

Anakin et Obi protège Padme. Anakin aime Padme. Mais Jedi peuvent pas avoir copine. Mais Anakin est un rebel. Mechant traquer Padme. Anakin pas content. Obi pars sur Kamino pour enquêter. Combat Jango Fett qui est le papa d'une grande armé secrètes de clones destinés à la République. Obi et Jango pas content et se battent. Anakin reve de sa maman. Anakin et Padme vont la sauver mais elle est mourrue. Anakin pas content et massacrer des innoncents. Obi est capturé et rencontre Dooku. Anakin et Padmé continuent leur crise d'adolescence et vont sur Geonosis. Et BREF. Je ne dévoilerais pas la fin de cette magnifique épopée.



Je vous laisse la découvrir par vous mêmes car... je suis aussi fourbe qu'un sith mes amis ;)

Que la force soit avec vous...




NOTE : Je ne peux me taire au sujet de la coiffure d'Ewan MacGregor dans ce film. Il pourrait rivaliser avec Nicolas Cage au concours des pires coiffures du monde du cinéma. 


vendredi 21 août 2015

That's no moon, that's your mother! (Part I/VII) (Article avec SPOILER!)

Cela fait si longtemps que je pense à cette série d'article, et je me sens enfin prêt. Donc...

A long time ago, in a galaxy, far, far away...



Star Wars Episode 1 : The Phantom Menace, de George Lucas, 1999 (VF: La menace fantôme)



Il n'est pas simple de se lancer dans un article sur la saga qui a changé votre vie entière. Cela peut paraitre immature, infantile de dire cela, mais c'est la réalité. Cela a motivé mon imagination, m'a permis de gérer pas mal de problème personnel et cela a ruiné mon portefeuille de biens des manières ;)

Mais Star Wars est partout, que vous soyez fan ou non. Depuis plusieurs décennies, la saga de George Lucas influence la culture, bien des auteurs. Demandez à quelqu'un de vous dire ce qu'est Star Wars en une phrase, on vous répondra principalement "Luke je suis ton père" ou "Vrioum Vrioum" (bruit de sabre laser, pour les mal entendants).



Mes proches vous le diront, je suis un fan. Un grand fan. Et c'est avec plaisir et bien des difficultés que je vais abordé les six films, ainsi que parler de la suite qui arrivera d'ici peu, le 16 décembre en Belgique. Mais ne vous attendez pas à des éloges et des éloges, car être fan d'une saga ne veut pas dire l'idolâtrer, bien au contraire. La saga est imparfaite, avec des moments pénibles, et je n'aurais pas peur de les pointer du doigts. Ces articles risquent d'être plus long, car pour une fois, j'irais dans le gros de l'histoire, je ne vous cacherais rien, donc ceux qui n'aiment pas les Spoiler, barrez vous de cet article au plus vite. Parce que je ne voudrais pas que quelqu'un apprenne que Dark Vador se fait tuer par Gandalf par le sort Avada Kedavra lors du dernier épisode de Viking. ^^ Cet article est réalisé, en grande partie, pour ceux qui ont déja vu le film. Néanmoins, les néophytes devraient être à même de tout comprendre.

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La Menace Fantôme se déroule 30 ans avant l'épisode 4. Ici, pas d'Empire, pas de faucon Millénium, pas de Je suis ton père, pas de Big Three (Luke, Leia, Han), juste une tension entre la fédération du commerce (géante organisation de marchands possèdant une armée de droide) et la planète pacifique Naboo. Deux Jedi sont envoyés secrètement en tant qu'ambassadeurs pour tenter d'aplannir la situation. Ceux-ci sont Qui-Gon Jin (Liam Neeson) et Obi-Wan Kenobi (Ewan MacGregor).



Le début du film est assez lent. Néanmoins, je pense qu'il faut saluer le travail de George Lucas qui a réussi, bien des années après l'épisode 6, à retranscrire l'ambiance de la Saga tout en actualisant ses méthodes. En effet, dès le premier film de la Prélogie (1, 2 et 3), l'équipe a commencé à inclure de plus en plus d'élément et de décors réalisé par ordinateur. Aux chiottes les figurines et autres objets qui avaient fait la reconnaissance des fans en 1977 pour l'épisode 4, désormais on veut du synthétique. C'est à la fois ce qui permet un peu plus de grandeur et d'extra à la prélogie tout en restraignant son impact. En effet, l'avantage des figurines était ce sentiment de solide. Même si on pouvait parfois reconnaitre le plastique sur le Faucon Millénium, le vaisseau semblait "plein", réel. Désormais, malgré tout les progrès de la technologie, et ce même à l'époque de l'épisode 1, on sent ce coté virtuel qui n'est pas aussi flatteur que les vieux effets spéciaux.



J'ai parlé de Prélogie. Un point sur le sujet, dans le milieu des fans, on parle de Prélogie et de Trilogie (voir de Trilogie originelle). La Prélogie désigne les trois premiers films, ceux de l'ordre chronologique, c'est à dire les épisodes 1, 2 et 3. Tandis que la Trilogie (ou Trilogie originel) désigne ceux qui sont sorti dans l'ordre chronologique de la vie réelle, c'est à dire Un nouvel espoir, l'épisode 5 et 6. Oui, petite anecdote, l'épisode 4 qu'on appelle désormais Un Nouvel Espoir s'appellait autrefoi tout simplement "Star Wars" avant d'être rebaptisé "Star Wars Episode IV : A new hope". Pourquoi? Tout simplement parce que même si George Lucas avait déja envisagé la suite de son film, il ne pensait pas que celui-ci serait un réel succès. A noter que George Lucas avait prévus 3 trilogie. La première qui parlerait d'Anakin Skywalker en tant qu'enfant. La deuxième qui aborderait sa vie en tant que Darth Vador. Et une troisième qui aborderait son héritage. De ce que nous en savons, celle qui est actuellement en cours n'est pas réalisée à partir du scénario de tonton Lucas...

Mais revenons-en à nos banthas.

L'histoire de l'épisode 1 revient au basique des histoires de princesse. Un peu comme dans Mario, les héros doivent partir à l'aventure, sauver la princesse et tuer le méchant. C'est aussi simple que cela. Et quand on regarde bien la Trilogie, c'était déja le cas à l'époque. George Lucas le disait lui même, Star Wars c'est comme un Disney (Ce qui est assez amusant vu le tournant qu'a prit LucasArts). De plus, les personnages ramassent tout un tas de créatures, dont le petit droïde astromech R2-D2, l’horripilent Jar Jar Binks (qui sera à la base d'un mouvement de haine à l'encontre de la prélogie), et surtout Anakin Skywalker, qui bien plus tard marquera les esprits des spectateurs et des protagonistes du film lors de son passage vers le coté obscur et sa transformation en Darth Vador. Car c'est à propos de lui que devais exister la Prélogie. Néanmoins, Lucas décident d'amener les personnages des Sith, en la présence de Darth Sidious (futur Empereur) et du mystérieux Darth Maul. Ce dernier marquera énormément le public, notament grâce à son double sabre laser et ses mouvements acrobatiques lors de ses combats. Note pour les connaisseurs, l'acteur sous les tatouages et les cornes de Darth Maul n'est autre que Ray Park, que nous pouvons aussi retrouver dans X-Men 1, en la personne du Crapaud.




Le soucis principal de La Menace Fantôme est sa lenteur. Car autant le début est certes lent mais prenant, mais une fois arrivé sur Tatoine, l'action se tait et laisse place à une tension, qui ne contribue pas au suspens, mais une tension du style "Mais putain quand est-ce que cela bouge ici?". Et certes la course de Podracer vient remuer le tout, mais une fois encore cela se calme avec les passages sur Coruscant. Vlan! A nouveau une dose de lenteur. On revient sur Naboo, ca bouge et... la grande bataille. C'est à cet instant que j'ai prit conscience d'une chose extremement important. Dans tout film, le dénouement est explosif. Et dans Star Wars, et ce principalement depuis La Menace Fantôme, il semble y avoir une nécessité de montrer une méga baston, avec plein de bons hommes et de sabres laser qui virevoltent dans tout les sens. Et je l'avoue, le combat entre Qui-Gon Jinn, Obi Wan Kenobi et Darth Maul m'a plu énormément, et je la dévore encore à l'heure actuelle, mais cela enlève une effet de surprise. Mais surtout, avec le numérique, il semble que Lucas ait voulu aller dans la démesure. On a les moyens, donc on y va à fond! Non. Il faut rester sobre. L'Empire Contre attaque proposait un combat de fin sobre tout en gardant une intensité qui allait au-delà des acrobaties de trois guerriers.



La bande son est incroyablement fidèle à l'univers, avec des touches de couleurs plus prononcées, notament sur le thème de Jar-Jar ou d'Anakin, mais cela ne choque pas tellement. Duel of the fates, le thème de Darth Maul prouve une seconde fois que la musique raconte tout autant que le film. Et surtout, il démontre le talent de John Williams qui arrive toujours à composer des oeuvres d'art digne de la Marche impériale. 



Je n'aborderais pas les versions remastérisé, la triste idée d'implémenter un Yoda numérique, ou tout autre modification, pour la simple raison que c'est comme une mise à jour au film qui n'a pas de réel impact sur la qualité. Il s'agit plus des délires d'un réalisateur qui possède les moyens de modifier son oeuvre bien après sa sortie. 

La Menace Fantôme n'est pas un mauvais film. Il est juste la preuve que les générations ont changé. Et que le coté sombre de la saga a laissé place à une accessibilité volontairement accrue pour que les plus jeunes peuvent redécouvrir une saga qui a déja transcandé pas mal de vies adultes par le passé.

Certains lui reprochent un nombre incalculable de choses, moi je considère juste que George Lucas devait s'adapter à une nouvelle ère. Mais le pire reste encore à venir...

Mes amis, que la Force soit avec vous...




jeudi 20 août 2015

5 autres films à voir sans craindre de perdre son temps (Partie II)

Ne le dis à personne, de Guillaume Canet, 2006 (Titre anglais : Tell no one)

Un film français! C'est tellement rare sur ce blog. Non pas que je trouve le cinéma français horriblement nul... (quoique...) mais disons qu'il me percute beaucoup moins. Ne vous méprennez pas pour autant. Il y a de puissant navet dans le cinéma américain/british, et beaucoup de réalisateur merdico-lassant! Et en parlant de film francais, je tenais à faire remarquer le titre anglais tout simplement car ce film est une adaptation d'un livre d'Harlan Coben qui, lui, écrit en anglais. 

Avouez qu'il a une bonne tête de constipé cet Harlan Coben ^^

Alors ca va être simple, je ne tiens pas les romans d'Harlan Coben dans mon coeur. Pas parce qu'ils sont nul, car pour en avoir lu je les trouve assez bien écrit, avec une histoire prenante et on les dévore ces petits bouquins... Mais tout simplement parce que c'est incroyablement répétitif. C'est toujours une histoire de personne disparue. Des histoires de familles ou de vieilles connaissances. Mais les lecteurs ne s'en plaignent pas. Au moins, aucun dépaysement, et le plaisir est toujours là. Qui refuserait une petite branlette littéraire tout les matins?!



Je ne parlerais pas de l'histoire... Pourquoi? Parce qu'elle est tellement simple et à la fois compliqué à expliquer que j'aurai peur de vous dévoiler tout l'intéret du récit. Ce qui nous intéresse, c'est la réalisation.

Je rendrais bien un hommage à Thomas Gunzig en disant que Guillaume Canet, le réalisateur, est un pauvre idiot avec un visage de bénet, mais je vous laisse faire les recherches vous même. Néanmoins ce mec a réussi à me faire adorer un film francais. Sans aucun doute pour sa réalisation assez différente du thriller francais commun. Les couleurs du film, le fait que le récit est découpé comme un roman et que les différentes parties sont bien distingués. Il y a une introduction, un élément perturbateur, l'action, l'après et la conclusion. (Oui l'après, mais cours de français me semble bien loin). Dès lors on en profite comme un livre. Et puis Guillaume Canet a eut l'intélligence de bien choisir l'auteur de la bande son de son film. Mathieu Chedid a pondu, selon le making of, toute la bande son en un jour. Et sincèrement, le résultat est foutrement prenant. Ce film n'aurait pas tout mon amour si Mathieu Chedid n'avait pas été l'auteur de ce qui représente tellement à mes oreilles ce film. C'est envoutant, stressant, mélancolique, joyeux. Wow.

Oh! Un gif sans rapport avec le titre!

Et puis il y a les acteurs. François Cluzet, Krystin Scott Thomas, Jean Rochefort, André Dussolier, Gilles Lelouche, François Berléand... Tout ce petit monde porte l'histoire avec tellement d'intensité, avec tellement de force. 

Je n'arrive pas à mettre les mots sur l'amour que je porte à ce film. Regardez-le. Aimez le. Mais attention, c'est pas du super joyeux non plus. C'est un thriller bon sang!

Ne dis à personne que je fume, le prochain roman d'Harlan Coben!


FILM GARANTI SANS AUDREY TAUTOU